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Devant moi

Devant moi, le ciel: Dessine-moi un poème

C’est un objet théâtral fort joli que vous propose le DynamO Théâtre, avec Devant moi, le ciel, littéralement un poème visuel qui aborde le thème de l’exil, dans un spectacle classé au rayon Jeune public (famille et enfants de 10 ans et plus) par le diffuseur Odyscène.

La compagnie, créée au début des années 1980, s’emploie depuis lors à accomplir le mandat qu’elle s’est donné de «théâtraliser» le mouvement en fusionnant l’art dramatique et le jeu clownesque avec diverses disciplines privilégiant le langage du corps (gymnastique, acrobatie, danse, mime), sans négliger l’apport des autres matériaux que sont l’espace, la lumière et le son.

«Nous utilisons l’acrobatie comme grammaire de base et nous écrivons avec le mouvement, avec le corps», résume Yves Simard, codirecteur artistique du DynamO Théâtre, dont le nom est également associé à la scénarisation, la mise en scène et la conception du décor de Devant moi, le ciel, spectacle qui sera présenté les 19 et 20 janvier, au Théâtre Lionel‑Groulx.

Ce décor, en fait, repose sur deux éléments: au milieu d’une scène nue, trône un banc-trampoline (qui se fait piano au besoin) surplombé d’un écran géant. On y projette un ciel changeant, dans lequel défilent des nuages au gré des variations de lumière, le tout rythmant une sorte de plan-séquence qui s’étire sur une journée entière (pas en temps réel, rassurez‑vous!).

C’est au cours de cette journée, sur et autour de ce banc, que l’on observe le personnage principal, une pianiste en exil qui tente craintivement d’apprivoiser un nouvel environnement peu accueillant et surtout fermé sur lui‑même. Un lien, aussi ténu soit‑il, se crée tout de même avec une jeune fugueuse (la fugue étant une autre forme d’exil). L’anecdote est parfois entrecoupée de réminiscences qui viennent illustrer le passé de l’artiste.

Lui‑même interprète au sein du DynamO Théâtre, Yves Simard parcourt le vaste monde et aime bien, dans chaque ville qu’il visite, aller s’asseoir sur un banc de parc pour s’imprégner des lieux et des gens. C’est au cœur de Central Park, à New York, que lui est d’ailleurs venue l’idée de Devant moi, le ciel, dont il reprend le sens profond dans cette phrase toute simple qui exprime la permanence du lien avec les gens et les choses qu’on aime: «Peu importe où je suis, le ciel sera toujours le même.»

Celui‑ci se dit par ailleurs fasciné par ces gens qui sont forcés de tout quitter, un jour, pour se retrouver dans un lieu auquel rien, pas même la culture ou la langue, ne les rattache. «On ne sait jamais à qui l’on parle», dit‑il, dans une profession de foi à l’égard de l’ouverture aux autres, à ceux qui transportent le riche bagage d’une existence qu’ils ne demandent qu’à partager.

Pas un mot n’est prononcé durant les quelque 52 minutes que dure le spectacle, d’où l’importance d’y aller de propositions dont la limpidité ne peut faire défaut. «On passe du salto acrobatique au petit geste de rien du tout et, dans les deux cas, la même précision s’impose. Petit ou grand, il faut que chaque geste parle», exprime Yves Simard, ajoutant que la clarté du propos repose également sur l’utilisation de certains archétypes, c’est-à-dire des personnages non équivoques dans leur allure comme dans leurs actions.

«Il faut aussi que le spectateur se fasse confiance. La poésie permet de ressentir soi‑même les choses et de se faire sa propre histoire», indique‑t‑il, avec l’assurance que le spectacle atteint toujours sa cible, les quelque 60 représentations données jusqu’ici en faisant foi.

Le tout baigne dans la musique de Bach (Variations Goldberg) et la trame originale composée par Christian Légaré. Scénographie et accessoires sont de Pierre-Étienne Locas, les éclairages de Sylvain Letendre, alors que la conception vidéo est celle de Michel-Antoine Castonguay.

Pour plus d’information, visitez le [www.odyscene.com] ou contactez la billetterie au 450‑434‑4006.

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