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Des œuvres défiant la pluie

Les personnages de l’artiste Francine Metthé prenant doucement forme sur l’asphalte.

Des œuvres défiant la pluie

Nuit de la peinture

La huitième édition de la Nuit de la peinture a eu quelques démêlés avec dame Nature le samedi 3 août dernier, effaçant les œuvres tracées au sol au courant de l’activité. Et c’est sous un ciel incertain que l’évènement a été repris le dimanche, alors que plusieurs artistes et sympathisants se sont à nouveau donné rendez‑vous pour tenir l’évènement.

Une dizaine d’artistes se sont donc réunis dans le stationnement de l’Olympia à Deux-Montagnes, chacun ayant un espace de 12 pieds sur 12 pieds à remplir de leurs idées créatrices pour une deuxième fois.

En effet, le samedi, pendant que les participants terminaient leurs esquisses et amorçaient l’application de la couleur sous la musique du groupe Raffy, la pluie s’est mise à tomber, ruinant du coup le travail amorcé. Tout comme l’an dernier, la coordonnatrice Sylvie Nadon est revenue avec le plan B, celui de tenir l’évènement dans la soirée de dimanche à partir de 17 h, malgré le ciel incertain.

«Nous serons là jusqu’à 21 h ou jusqu’à ce que la pluie nous empêche de continuer», a‑t‑elle déclaré au début de l’activité. La dizaine d’artistes, «courageux et vaillants» selon l’animateur de la soirée Perry Mandanici, ont pris place dans le stationnement soigneusement balayé et épongé par les organisateurs.

En plus de l’ambiance musicale, il y avait une certaine frénésie qui régnait sur les lieux. La plupart des participants avaient leur croquis en main et, s’étant exercés la veille, ont repris leur travail de création avec vigueur. Certains ont même délaissé l’étape des esquisses à la craie pour passer directement à l’application de la gouache au sol.

C’est avec un certain rythme que les canevas d’asphalte se sont colorés et que des formes y ont été produites sous le thème de la huitième édition de la Nuit de la peinture, soit La rencontre.

On pouvait, entre autres, apercevoir les deux personnages, la tête l’un vers l’autre, créés par l’artiste Francine Metthé. «Une rencontre qui ne durera peut-être pas longtemps», a‑t‑elle indiqué en faisant allusion à la nature éphémère des œuvres.

Les visiteurs ont également pu observer l’interprétation bien personnelle du thème par chacun des participants. Des œuvres figuratives, semi-abstraites ou abstraites ont ainsi émergé des différents carrés au sol.

Les techniques d’application de la couleur ou la reproduction des esquisses papier étaient teintées de la personnalité des artistes y prenant part. Certains seuls, d’autres avec des amis, des conjoints ou des enfants, se sont mis à la tâche avec bonne humeur. Les participants laissant savoir qu’ils prenaient un réel plaisir à l’exercice.

Une immense œuvre trompe‑l’œil de 100 pieds sur 20 pieds, presque terminée la veille, a été recommencée le dimanche par Maxime Lacourse. Sachant qu’il ne pourrait l’achever, il est était tout de même présent, recréant les oiseaux et divers objets de son œuvre.

«On avait peur que nos efforts déployés au cours de l’année pour organiser l’évènement ne donnent rien, puisque nous sommes à la merci de dame Nature», a souligné Claude Tremblay, conjoint de la coordonnatrice Sylvie Nadon, heureux d’être en mesure, malgré ces démêlés avec dame Nature, d’admirer les artistes à l’œuvre.

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