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Dans les coulisses du Carnaval de Rio

Dans Les Coulisses Du Carnaval De Rio

Dans les coulisses du Carnaval de Rio

Le projet de Katia Cioce et Mélanie Souza Cunha

Elles s’y trouvent déjà puisque leur avion s’y posait le 2 février, la Blainvilloise Katia Cioce et la Québéco-Brésilienne Mélanie Souza Cunha sont à établir concrètement les balises d’un projet commun, celui de tourner un documentaire sur le Carnaval de Rio, et plus précisément sur l’envers du décor du grand concours de danse qui s’y tient chaque année.

La première, qui opère sa propre boîte, les Productions Ça roule, a répondu à l’appel lancé par la seconde, présidente de l’Académie Samba Jeri, à Longueuil, qui venait d’être invitée à participer à cette grande manifestation de joie qui fait la réputation, depuis plus d’un siècle, de la deuxième plus grande ville du Brésil, et qui souhaitait immortaliser la chose en son et en images.

La Muse

D’être réinvitée, devrait-ton dire, puisque Mme Souza Cunha y avait défilé une bonne dizaine de fois, à la différence que, cette année, c’est à titre de Muse pour l’École Renascer de Jacarepaguá qu’elle s’y produira. C’est-à-dire que, dans le cadre du célèbre défilé qui se veut une très sérieuse compétition entre les écoles de samba brésiliennes, c’est elle qui agira comme figure emblématique de ladite école, dans le costume le plus somptueux que vous pourrez imaginer. Il s’agit d’un poste prestigieux et très convoité, qui n’est pas offert à la première venue. «Pour une danseuse, ça représente un accomplissement» , dit-elle. En fait, il s’agit d’une sorte d’hommage rendu à quelqu’un qui maîtrise parfaitement son art.

Et puisqu’on lui offrait aussi d’y présenter un groupe (une passista, c’est-à-dire une troupe de danseuses qui présentent une samba très technique) inscrit à la compétition dite «internationale» , Mélanie Souza Cunha a eu l’idée de proposer la chose à ses élèves longueuilloises. Douze (âgées de 24 à 40 ans) ont accepté la proposition et l’accompagnent dans cette aventure. «Elles affronteront les autres écoles et seront jugées selon les mêmes critères: technique, charisme, présence, fluidité. Elles seront aussi évaluées sur l’interprétation de la chanson en portugais qui accompagne la chorégraphie» , décline la Muse tout en affirmant que le défi sera non seulement de rivaliser avec les autres danseurs, mais de gagner. «On a même fait venir des souliers de là-bas. Les passistas dansent sur des talons de 12 centimètres» , indique-t-elle pour illustrer la mesure du défi. La chanson qu’elles interpréteront (sur un poème de Villa-Lobos), et qui fut aussi l’objet d’un concours, est en quelque sorte l’hymne de l’école qui disposera, par ailleurs, de ses propres costumes fabriqués à même ses ateliers, tout comme ses chars allégoriques. «Tout le monde met la main à la pâte. C’est vraiment intense» , dit-elle encore.

Vu de l’intérieur

Le concours dure quatre jours (le Carnaval est présenté du 9 au 14 février) et implique une trentaine d’écoles qui se mesurent entre elles tout simplement pour l’honneur. Le documentaire tourné par Katia Cioce nous montrera comment la chose est vécue de l’intérieur, du point de vue des participantes (avant, pendant et après le Carnaval).

«On montrera aussi l’évolution historique du Carnaval» , indique la documentariste qui entend bien nous faire saisir ce que la samba représente pour le peuple brésilien. La samba et d’autres formes d’expression chorégraphique, comme la capoeira, un art martial autrefois pratiqué par les esclaves afro-brésiliens qui en ralentissaient les mouvements et les exécutaient sur fond musical pour faire croire qu’il s’agissait d’une danse.

«Beaucoup de gens pensent que le Carnaval n’est qu’un gros party, avec des filles qui portent des plumes. Le documentaire permettra de faire un peu d’éducation» , reprend Katia Cioce en suggérant que la samba est pratiquée comme une religion, là-bas. En un mot, c’est du sérieux.

Et puisqu’on y sera, rien n’empêchera la documentariste de tourner sa lentille vers les splendeurs touristiques brésiliennes que sont Copacabana et Ipanema, notamment. Le documentaire aurait un format standard de 44 minutes (pour la télé), lequel pourrait par ailleurs se décliner en différentes capsules ou s’adapter aux besoins particuliers des lieux de diffusion.

Intitulé provisoirement L’envers du décor, le documentaire commencera à prendre forme dès le retour de Katia Cioce qui en fera le montage et la narration. Elle a déjà une structure en tête… qui sera assurément modifiée selon les moments qu’elle aura captés sur place. «Il faut que ce soit punché et plaisant» , dit-elle, puisque les gens, paraît-il, n’aiment pas s’asseoir devant quelque chose d’ennuyeux. Voilà qui serait étonnant.

 

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