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Une œuvre magistrale, une prestation époustouflante

L’acteur Joaquin Phœnix s’est complètement approprié le personnage du Joker.

Joker: Une œuvre magistrale, une prestation époustouflante

Lisez la critique de Sébastien Trottier sur un film qui vient de prendre l’affiche dans les salles de cinéma. Cette semaine: Joker.

Ce n’est pas la première fois que le Joker s’affiche sur nos écrans. De Cesar Romero, au cours des années 1960, à Jared Leto dans L’Escadron suicide, sans oublier Jack Nicholson et Heath Ledger, chacun a son interprétation préférée. C’est au tour de Joaquin Phœnix de revêtir le costume, réussissant à éclipser ceux qui l’ont porté auparavant.

Proposant une histoire originale n’ayant aucun lien avec les précédents longs métrages, elle focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Arthur Fleck est un être tourmenté psychologiquement, rêvant de devenir humoriste. Vivant modestement auprès de sa mère, il travaille comme clown au sein de multiples entreprises et organismes.

Étant souvent l’objet de moqueries des gens autour de lui, il est même agressé par des inconnus pour son apparence, ou pour les conséquences attribuables à ses problèmes intellectuels. Lors d’une altercation dans le métro devant trois financiers, il les abat et s’enfuit. Faisant naître un mouvement de masse contre les élites au pouvoir de Gotham City, Arthur plonge au cœur d’un délire meurtrier.

Au-delà du divertissement

Le réalisateur Todd Phillips se penche habilement sur la fragilité du futur ennemi de l’homme chauve-souris. Le scénario préconise l’intimité du protagoniste au lieu de favoriser les poursuites, les cascades et les effets spéciaux. Malgré sa détresse, il n’est pas représenté comme un héros. C’est bien l’ascension du plaisir d’un criminel face à la violence et aux homicides. La production inclut aussi un message politique très intéressant sur la division entre le peuple démuni et la haute société.

L’acteur principal, Joaquin Phœnix, s’approprie complètement le personnage, laissant libre cours à la démence du vilain. Sa prestation est époustouflante, offrant différentes facettes de la folie. Il ne joue pas un rôle, il est le Joker. Jusqu’à maintenant, c’est la meilleure performance de 2019. Mention également à Robert De Niro, sous les traits d’un animateur de talk-show, livrant un jeu en toute sobriété.

Grâce à Joker, DC Comics a probablement trouvé sa voie en s’éloignant d’un univers cinématographique à la Marvel. Une œuvre qui va au-delà du divertissement et qui vaut sans hésitation un visionnement au grand écran.

La semaine prochaine, il sera question du film L’homme Gémeau.

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