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Une vocation qui s’affirme depuis 20 ans

Fred Pellerin est l’un des nombreux artistes qui ont foulé la scène du Centre d’art La petite église, au fil des ans. (Photo Yves Déry)

Centre d’art La petite église: une vocation qui s’affirme depuis 20 ans

La préservation du patrimoine et sa mise en valeur étaient au cœur des discours, le 27 mai 1999, alors que l’on procédait à la réouverture du Centre d’art La petite église, un lieu complètement transformé que l’on redonnait aux artistes et au public… après neuf mois de privation.

C’est qu’on y tenait déjà des spectacles depuis son acquisition par la Ville de Saint-Eustache, en 1980, mais voilà, le succès aidant (on en est parfois «victime» , paraît-il), il était vite apparu évident que le contenu déborderait bientôt du contenant. Des travaux s’imposaient, et pas les moindres puisque l’on doublerait, en bout de ligne, la capacité d’accueil de cette salle de spectacle qui peut désormais accommoder 200 spectateurs, la plupart du temps en formule cabaret.

Une vocation qui s’affirme

Dans un article publié dans La Concorde du 2 juin 1999, le collègue Benoît Bilodeau décrit une «réouverture en trois mouvements» , alors qu’on avait pensé aux artistes locaux pour donner un début d’âme artistique à cette salle fraîchement rénovée. Le Chœur d’enfants des Patriotes, les élèves de l’École de danse Line Prévost, le clown Ti-Pit, l’auteur-compositeur-interprète Claude Savignac, l’ensemble de jazz de l’école secondaire des Patriotes, le mentaliste Stéphan Therrien, la chanteuse Ghislaine Lorrain, la chanteuse Roseline Grand-Maison, le duo Roxane Boisvert et Mélanie Cloutier, le groupe Zed et le Chœur des Îles de Saint-Eustache avaient donc eu l’honneur d’inaugurer les lieux.

Le lendemain, c’était au tour du regretté Claude Léveillée de faire entendre ses grands succès (Frédéric, Le cheval blanc, Les pianos mécaniques…), après une cérémonie protocolaire animée par Jacques Moisan, lequel n’avait pas manqué de souligné la contribution des artistes en arts visuels Kittie Bruneau (une œuvre réalisée dans le cadre du Programme québécois d’intégration des arts et de l’architecture, que l’on peut admirer dans la cage d’escalier, à l’entrée latérale du bâtiment) et Caroline Fafard, à qui l’on doit les vitraux qui s’y trouvent toujours.

Le groupe Lili Fatale bouclait la boucle, le samedi soir, alors que 200 jeunes les applaudissaient en même temps que se confirmait la vocation de cette salle qui accueillerait des artistes de tous les genres et pour tous les goûts.

Avec les années, on y a notamment vu défiler les Michel Rivard, Richard Séguin, Gilles Vigneault, Plume Latraverse, Zachary Richard, Fred Pellerin, Yvon Deschamps, Patrick Watson, Boucard Diouf, pour n’en nommer que quelques-uns, de même que des stars venues d’outre-Atlantique, comme Maurane, Éric Truffaz, Yves Duteil (les 10 et 11 avril prochains), ainsi que des artistes majeurs de la scène du blues et du jazz.

Un repère en banlieue

On signale par ailleurs que le Centre d’art La petite église est prisé par bon nombre d’artistes qui peuvent s’y installer pour de courtes résidences lorsque vient le temps de roder un spectacle. L’auteur-compositeur-interprète Vincent Vallières en témoignait d’ailleurs, dans un reportage-vidéo de Véronique Lauzon et Simon Giroux, paru sur le site Web de La Presse (La petite église de Saint-Eustache: un repère artistique), le 25 avril 2017.

Le terme «repère culturel en banlieue» était celui de Vincent Vallières qui comparait alors La petite église à la salle du Vieux Clocher, à Magog, un endroit qu’il avait fréquenté, tout jeune adolescent. Au passage d’un certain Daniel Bélanger, qui poursuivait sa tournée Les insomniaques s’amusent, le jeune Vallières, alors en 2e secondaire, avait soudainement trouvé sa vocation.

Parions que la même histoire peut se raconter d’un point de vue strictement eustachois.

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