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Promise

Promise: Le livre des derniers jours (Glénat Québec).

Promise

Il porte un long manteau noir et un chapeau noir, son regard est noir et il est accompagné d’un sinistre chien tout aussi noir, aux yeux rouges et aux dents pointues. Il s’appelle Amos Laughton et il est à la recherche de sa «promise». Même s’il se dit pasteur, ses propos sont sinistres, comme sera à même de le constater une femme seule avec son jeune enfant qui l’accueille dans sa maison et lui offre le gîte.

Dès les premières pages, on le voit marcher sous la pluie. Nous sommes en Idaho, à l’hiver 1864, alors du côté est, la guerre de Sécession touche à sa fin. Après avoir tué mère et enfant pour les soulager, dit-il, de leur fardeau, Laughton et son chien poursuivent leur route. Chemin faisant, ils feront la rencontre d’un homme cherchant à retracer dans les bois un loup qui a fait peur à sa fille. L’homme en question a le malheur de montrer à Laughton un médaillon dans lequel se trouve une photo de sa femme, Margot. Pour Laughton, cela ne fait aucun doute, c’est sa «promise». Après avoir tué l’homme en question, le voilà donc en route vers Promise, une petite communauté sans histoire qui verra son quotidien changer du tout au tout par l’arrivée de ce pasteur.

Sinistre sans aucun doute, mais c’est là tout de même l’histoire que racontent le scénariste Thierry Lamy et le dessinateur Mikaël dans la trilogie Promise, et dont le premier tome, Le livre des derniers jours (Glénat Québec), vient de paraître. Thierry Lamy vit à Martigues, une commune française des Bouches-du-Rhône, en Provence, également connue sous le surnom de «Venise provençale». Mikaël, lui, vit à Québec. Autodidacte, il oeuvre dans la BD depuis 2000, au scénario, au dessin et à la couleur. Il a également réalisé diverses illustrations d’albums pour enfants.

Annoncé donc comme une trilogie, Promise se veut un genre de western fantastique et terrorisant, mais qui a aussi une petite touche de surnaturelle, car la jeune fille de Margot, qui se prénomme Rachel et qui est âgée de 12 ans, a déjà vu le pasteur dans l’un de ses rêves avant même de l’avoir jamais rencontré. Elle est la seule qui refuse de tomber sous l’emprise de ce prophète inquiétant.

Même s’ils sont peu connus, les deux bédéistes nous proposent ici un récit qui a la particularité de tenir le lecteur bien en haleine, un récit aussi bien appuyé par le trait semi-réaliste du dessinateur Mikaël. Avec un tel premier tome, Thierry Lamy et Mikaël viennent sans aucun doute de se faire chacun un nom qu’on n’est pas prêts d’oublier!

 

 

 

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