- PUBLICITÉ -
La colère de Fantômas – Game Over

La colère de Fantômas: Tout l’or de Paris (Dargaud).

La colère de Fantômas – Game Over

Les amateurs de romans noirs le savent déjà: Fantômas est un incontournable du genre. Imaginé par Pierre Souvestre et Marcel Allain, héros de 32 volumes publiés entre 1911 et 1913, adapté au cinéma et en bande dessinée, Fantômas effectue depuis quelques mois un retour remarqué grâce au scénariste Olivier Bocquet et la dessinatrice Julie Rocheleau, qui, de surcroît, habite et travaille dans l’arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie, à Montréal, avec son amoureux et son chat, Limace. Ceux‑ci ont, en effet, relancé avec brio ce personnage au mois de janvier 2013 avec le premier album d’une histoire annoncée en trois tomes. L’album en question, Les Bois de justice (Dargaud), a même reçu le Prix BD Interpol’art 2013, remis par l’Association Interpol’art. Place maintenant au deuxième album de cette trilogie.

Après avoir vu, dans le premier album, Fantômas se faire exécuter à la guillotine, puis ressusciter des morts, en colère contre ceux qui s’en sont pris à lui, voilà que le criminel sans visage a maintenant juré de voler tout l’or de Paris. L’inspecteur Juve et son assistant Fandor se lancent bien évidemment à sa poursuite pour qu’enfin cessent les crimes de Fantômas, mais celui-ci n’est pas homme à se laisser épingler facilement.

Si le premier album avait séduit, c’est encore le cas avec Tout l’or de Paris (Dargaud) qui se décline sur 60 planches. Le récit d’Olivier Bocquet est bien mené, sombre et violent; le dessin de Julie Rocheleau est tout aussi original, unique même, et qui, par moments, frôle l’abstraction, avec des jeux de couleurs inusités.

Il est à noter que ce deuxième album est préfacé par Loïc Artiaga et Matthieux Létourneux, deux grands spécialistes du personnage qui ont écrit Fantômas! Biographie d’un criminel imaginaire (Les Prairies ordinaires, 2013) et qui dirigent la réédition complète des premières aventures de Fantômas chez Robert Laffond.

Que dire de plus, sinon que Fantômas est bel et bien de retour!

Game Over

Depuis que Michel Linden, mieux connu sous le nom de Midam, a mis sur pied sa propre maison d’édition en 2010, qu’il a baptisée Mad Fabrik, les projets et albums se multiplient pour lui. Ainsi, ces derniers mois, il a, coup sur coup, publié deux nouveaux albums de sa série Game Over, mettant en vedette le Petit Barbare qui, on le sait, est le double virtuel de Kid Paddle, personnage fétiche du dessinateur et scénariste belge.

Les plus récents, sortis à deux mois d’intervalle seulement, ont pour titre Watergate et Yes I Can (Mad Fabrik), les 10e et 11e de cette série qui ne cesse de surprendre par son inventivité et son renouvellement, même si elle n’est constituée, fait rare en BD, que de gags muets. Le jeune scénariste Thitaume et le dessinateur Adam Devreux, alias Adam, qui travaille aux côtés de Midam depuis le début des années 2000, sont aussi complices des derniers déboires (toujours rigolos) du Petit Barbare.

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top