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Annabelle Boyer: sublimer le réel

Annabelle Boyer: Sublimer Le Réel

Annabelle Boyer: sublimer le réel

L’alliance des ténèbres

Le 29 novembre 1963, à 19 h 32, (on se le redit ponctuellement), le vol 831 de la compagnie Trans-Canada Airlines, à destination de Toronto, s’écrasait à Sainte-Thérèse, quelques minutes après avoir décollé de Dorval avec 118 personnes à son bord, un événement qui demeure la pire tragédie aérienne de l’histoire du Québec et dont les causes restent à ce jour inconnues. C’est aussi le point de départ du troisième roman d’Annabelle Boyer, un ouvrage de 188 pages intitulé L’alliance des ténèbres.

Le 29 novembre 1963, à 19 h 32, (on se le redit ponctuellement), le vol 831 de la compagnie Trans-Canada Airlines, à destination de Toronto, s’écrasait à Sainte-Thérèse, quelques minutes après avoir décollé de Dorval avec 118 personnes à son bord, un événement qui demeure la pire tragédie aérienne de l’histoire du Québec et dont les causes restent à ce jour inconnues. C’est aussi le point de départ du troisième roman d’Annabelle Boyer, un ouvrage de 188 pages intitulé L’alliance des ténèbres.

Avec un titre pareil, on devinera que l’auteure s’exerce à transposer le réel dans un récit où des pans de l’histoire régionale se mêlent à une enquête paranormale qui ne prend pas moins ses ancrages dans certaines croyances locales.

C’est que, pour arriver à écrire, à inventer une histoire, Annabelle Boyer a toujours besoin des autres, de s’imprégner des anecdotes qu’on lui raconte et des gens qui les habitent. «J’ai besoin de ça pour être capable de plonger à l’intérieur d’un personnage, de comprendre son émotion et d’être capable ensuite de la décrire» , exprime l’auteure qui est aussi une sorte de spécialiste du comportement humain, elle qui travaille notamment en développement organisationnel, en plus d’être analyste du langage corporel, des atouts qui s’ajoutent à son coffre d’outils et qui l’aident à faire cheminer et évoluer ses personnages.

Une maison hantée… à Sainte-Thérèse

Ainsi, au hasard de ses recherches (écrire un roman demeure, pour elle, un exercice de longue haleine) autour de l’événement tragique que l’on sait, Annabelle Boyer a-t-elle eu accès à des documents recensant une pléthore de témoignages, dont un particulièrement troublant à l’effet que, parmi les badauds qui s’étaient précipités vers les lieux de l’écrasement, la police avait dû repousser une dame qui tentait de subtiliser une bague à l’un des cadavres jonchant le sol.

Cette anecdote macabre se retrouve dans le roman de l’auteure blainvilloise, au même titre que d’autres événements de notre mythologie régionale. Par exemple, une maison de Sainte-Thérèse serait possiblement hantée, du moins y aurait-on observé une activité étrange… qu’elle-même (passons les détails) a pu expérimenter et qui s’intègre forcément au récit.

C’est ainsi qu’elle fabrique ses histoires, en assemblant des matériaux qu’elle butine à droite et à gauche et qui participent à l’élaboration d’un tout cohérent. Cette maison au sous-sol de laquelle se trouve une porte cadenassée et maculée de symboles étranges, une porte qui, si on l’ouvrait, libérerait le «Mal» qui loge de l’autre côté, cette maison existe bel et bien, affirme l’auteure qui ne croit pas pour autant aux esprits ou aux fantômes.

«J’ai un DEC en sciences, un baccalauréat en génagogie, une maîtrise en administration. Je cherche le côté rationnel dans toute chose» , dit-elle tout en admettant que ce genre de phénomène l’intrigue réellement. Et quand on cherche, quand on gratte, on finit par trouver. «Je rencontre des tas de gens qui m’affirment qu’ils voient des fantômes et que les démons existent. Est-ce vrai? Je n’en ai aucune idée. Mais j’ai vu ces gens se métamorphoser devant moi en canalisant des démons. J’ai vu les transformations physiques, la voix qui change, ce genre de chose. Mais tout cela peut être provoqué par le cerveau» , suggère-t-elle. Beaucoup d’études et d’ouvrages ont d’ailleurs été publiés sur le sujet et Annabelle Boyer y puise une riche matière qui nourrit manifestement son «démon» littéraire.

L’intrigue

C’est ainsi que, dans L’alliance des ténèbres, un récit qui se déroule à Sainte-Thérèse, 50 ans après l’écrasement du vol 831, deux adolescents, Emma et Alexis (deux personnages inspirés de ses deux enfants), pénètrent dans une maison abandonnée et y découvrent, devinez quoi: une porte cadenassée, maculée de symboles étranges… qui s’entrouvre pour libérer une force maléfique. S’ensuit une enquête paranormale qui les mène sur les lieux de la tragédie du 29 novembre 1963.

Publié chez Béliveau Éditeur, L’alliance des ténèbres est le troisième roman d’Annabelle Boyer, qui a auparavant fait paraître Le lac des loups et L’ange gardien du samouraï. Elle est aussi l’auteure de cinq ouvrages traitant du langage corporel, du développement de soi et autres facettes du comportement humain.

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