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Amours à la carte avec La Comédie Humaine

Amours à La Carte Avec La Comédie Humaine

Amours à la carte avec La Comédie Humaine

Le 29 novembre à La Petite église

Il s’agit d’un exercice de lecture théâtrale qui reprend des scènes d’une brochette d’auteurs de toutes provenances et ayant vécu à différentes époques, lesquels ont surtout en commun d’avoir réfléchi sur ce grand mystère de la vie.

On dirait bien que l’amour est un sujet qui peut se décliner à l’infini et dont on n’arrivera jamais, par conséquent, à faire le tour. C’est pourquoi La Comédie Humaine prend régulièrement la route pour donner ses Rendez-vous amoureux, comme celui auquel elle vous convie le mercredi 29 novembre, à La Petite église de Saint-Eustache.

Il s’agit d’un exercice de lecture théâtrale qui reprend des scènes d’une brochette d’auteurs de toutes provenances et ayant vécu à différentes époques, lesquels ont surtout en commun d’avoir réfléchi sur ce grand mystère de la vie.

«Toute notre dramaturgie tourne autour de l’amour. On passe notre vie à le chercher et à l’entretenir. C’est un sujet inépuisable» , pense aussi Claude Prégent, l’un des quatre comédiens qui se prêteront à l’exercice. On y verra également Chantal Fontaine, Gabriel Sabourin et Geneviève Rioux, lesquels visiteront les textes de Robert Gurik (Un plus un égale zéro), Georges Feydeau (Fiancés en herbe), Tennessee Williams (Un tramway nommé Désir), Neil Simon (Des moutons noirs pure laine), Molière (Le Misanthrope) et Marie Laberge (C’était avant la guerre à l’Anse-à-Gilles).

Une lecture jouée

«C’est une formule qui permet de toucher à plein d’univers en peu de temps. Ce sont toujours de beaux textes très bien choisis par Martin Lavigne» , enchaîne Claude Prégent en parlant du metteur en scène (ou en lecture) qui prend ses distances avec ces lectures statiques, avec lutrin, qu’on nous propose habituellement.

«En fait, c’est une lecture jouée, sans décors ni costumes» , précise l’acteur, en évoquant un espace dynamique où les interprètes ont tout le loisir de se déplacer, de bouger, de se toucher. «Ça n’est pratiquement pas répété. On se rencontre un mois à l’avance, pendant une ou deux heures, pour parler des personnages et écouter les directives de Martin, on repart avec ça et, le soir de la représentation, on se jette dans le vide» , poursuit Claude Prégent.

Ça donne souvent des moments magiques, ajoute-t-il, du fait que les comédiens, en travaillant chacun de leur côté, développent une compréhension personnelle du texte. Une fois sur scène, on doit donc être à l’écoute et s’ajuster à l’autre. «Ça donne un troisième univers» , suggère Claude Prégent.

Sur ce plan, on n’est donc pas très loin de l’improvisation, de l’invention à deux sur les motifs de l’émotion, un exercice auquel participe également le pianiste Philippe Noireault, qui n’assiste jamais aux répétitions et qui accompagne les acteurs en jouant ce que leurs personnages lui inspirent.

Un mélange des genres

Six auteurs, ça veut donc dire autant de genres et de langages dramatiques, et si c’est intéressant pour le public, ça l’est doublement pour les acteurs. «C’est toujours valorisant, cette opportunité que nous avons de faire des acrobaties avec le bagage que nous avons, de montrer ce que nous sommes capables de faire» , atteste Claude Prégent, qui parle aussi de la possibilité, pour les acteurs, d’incarner des personnages qui ne leur seraient normalement pas proposés, pour des raisons liées à l’âge ou au physique, par exemple, pour ce qu’on appelle communément le casting.

«C’est une des caractéristiques des Rendez-vous amoureux. J’ai eu l’occasion, par exemple, de faire Roméo, qui a 17 ans, alors que j’en ai 60. Mais de mettre ces mots-là dans la bouche de quelqu’un qui a vécu, avec la maturité que j’ai et ce que je comprends de ces textes-là, ça donne une dimension vraiment intéressante» , de dire Claude Prégent, qui a aussi eu l’occasion de reprendre le tout jeune Perdican (On ne badine pas avec l’amour, de Musset), un personnage qu’il avait présenté, à l’âge de 17 ans, au moment de passer ses auditions au Conservatoire d’art dramatique de Montréal.

À noter que ces Rendez-vous amoureux se terminent toujours par un échange avec le public, un moment particulièrement prisé par Claude Prégent. «C’est toujours intéressant de savoir ce que le public a retenu, ce qui l’a frappé, à quel point il a été touché par les mots. Cette formule-là permet vraiment de souligner les mots qui participent à ces grandes scènes de la dramaturgie. Nous servons le texte et, en même temps, le texte nous porte» , exprime l’acteur qui invite le public à venir assister à un moment qu’il considère unique, à juste titre, puisqu’il ne se produira qu’une seule fois, tel que le veut la formule des Rendez-vous amoureux.

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