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Notes du calepin – 9 mai 2012

Notes du calepin – 9 mai 2012

Tout le monde s’en réjouissait! Mais voilà, il semble que l’entente conclue, au cours du dernier week-end, entre le gouvernement Jean Charest et les associations étudiantes concernant les droits de scolarité n’en est plus une. D’ailleurs, les étudiants eux-mêmes ont déjà commencé à la rejeter. D’un côté, le premier ministre Charest glousse de bonheur en affirmant que les étudiants n’ont rien gagné, alors que les étudiants estiment s’être fait avoir et demandent à ce que l’entente soit réécrite. Peu importe qui a vraiment raison, une chose demeure, et cela, même si le premier ministre Charest et sa ministre Line Beauchamp s’en défendent: si la situation entre le gouvernement et les étudiants en est rendue à ce point tellement pourrie, tellement explosive, c’est bien la faute du gouvernement lui-même, et non, comme ils le prétendent, de la faute des étudiants. Aux dernières nouvelles, c’est bien M. Charest qui a les «deux mains sur le volant», c’est bien M. Charest qui est en position de décision et de commande, c’est bien M. Charest qui gouverne. Au lieu de prendre des décisions, au lieu de gouverner, il a, en lieu et place, laissé la situation se détériorer lamentablement, avec pour résultats ces manifestations devenues violentes, ce climat social tendu. Rarement aura-t-on vu un gouvernement incapable de prendre des décisions! Ce qui est dommage, c’est que ce sont des jeunes qui devront payer pour cette incapacité du gouvernement Charest de gouverner.

Un mot sur cette nomination de Marc Bergevin comme nouveau directeur général des Canadiens de Montréal. Loin de moi l’idée de contester cette décision, car cet ancien jeune résidant de Saint-Placide, comme mon collègue André Roy l’a rappelé dans sa chronique Un peu de tout, me semble, à première vue, beaucoup plus sympathique que les Bob Gainey et Pierre Gauthier qui ont sévi pendant presque neuf ans. Déjà, le simple fait que Marc Bergevin sourit et répond avec spontanéité aux questions qui lui sont posées annonce un changement d’air dont tous rêvaient. Non, ce qui me fait rire dans tout cela, ce sont les termes employés pour désigner l’arrivée du nouveau DG du Tricolore. Bien sûr, lorsqu’un nouveau directeur général arrive en poste, ou encore un nouvel entraîneur-chef, il est toujours «l’homme de la situation», la «perle rare» ou encore le «meilleur candidat». J’imagine qu’on a écrit la même chose quand Gainey a été nommé DG, en mai 2003. C’est rare que le propriétaire ou le président d’une équipe sportive procède à une nomination en disant: «Bonjour, Mesdames et Messieurs, je vous présente l’homme que je vais congédier dans cinq, six ou sept ans. Pour le moment, soyez cependant assurés qu’il a toute ma confiance…»

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