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Notes du calepin - 7 mars 2012

Notes du calepin – 7 mars 2012

En 1977, il y a donc 35 ans, j’étais un jeune étudiant du cégep de Jonquière et, cette année-là, il y avait eu grève étudiante et même occupation du cégep pendant quelques semaines. J’étais du nombre des grévistes et des occupants. À cette époque, il était question de frais de scolarité. J’ai terminé mes études collégiales et payé pendant un certain nombre d’années, avec taux d’intérêt du marché, les prêts qui m’avaient été accordés (j’ai tout de même eu droit à des bourses, je dois le préciser). Bien sûr, cela n’a pas été évident d’avoir à composer, alors qu’on fait ses premiers pas dans le monde adulte, avec cette «dépense», mais comme bien d’autres, j’ai finalement «effacé» cette dette. Cette année, il est de nouveau question de ces frais de scolarité, alors que les étudiants s’opposent à la décision du gouvernement du Québec de les augmenter de 325 $ par année pendant les cinq prochaines années, donc de 1 625 $ au total. Cela peut sembler énorme, surtout si l’étudiant qui doit la subir provient d’un milieu modeste. Cela peut très certainement l’inciter à ne pas poursuivre d’études collégiales ou universitaires. J’en conviens. Et j’imagine que si j’étais étudiant, en 2012, je serais contre. Cependant, ce que l’on sait, avec les années, c’est qu’aucun système d’éducation n’est parfait, qu’aucune société n’est parfaite d’ailleurs. Cette grève est peut-être l’occasion rêvée de revoir notre propre système d’éducation. Au risque de passer pour un ringard, je ne crois pas que le gel des droits de scolarité soit la solution magique, pas plus que la gratuité scolaire complète, alors que les dépenses gouvernementales gonflent chaque année et que la capacité du contribuable moyen a presque atteint ses limites. Pourquoi ne pas imposer des droits de scolarité selon le revenu familial de l’étudiant? Pourquoi ne pas prévoir un système de bourses plus équitable pour les étudiants moins nantis? Pourquoi ne pas imposer une «surtaxe» aux étudiants provenant des riches familles? Il y a 35 ans, 30 ans ou 25 ans, demander le gel ou encore la gratuité était sans aucun doute dans l’air du temps. Mais les temps ont changé. Il serait maintenant grand temps de changer les manières de faire.

 

Sur un autre sujet, la Corporation du moulin Légaré a dévoilé, la semaine dernière, les activités visant à souligner le 250e anniversaire du moulin Légaré et à commémorer le 175e anniversaire de la bataille des Patriotes de 1837. Et ces activités débuteront officiellement dès le vendredi 13 avril prochain avec la présentation d’un grand spectacle gratuit à l’église Saint-Eustache intitulé Que la fête commence! De nombreuses autres activités sont, bien sûr, inscrites à cette programmation, et d’autres s’y ajouteront. Il sera possible d’en savoir davantage sur ces différentes activités et cette programmation par le biais d’un texte qui paraîtra dans votre hebdo L’ÉVEIL de ce samedi 10 mars et qui sera mis en ligne sur notre site Web [www.leveil.com]. Aussi, une vidéo pourra être visionnée sur notre site Web dès le vendredi 9 mars.

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