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Notes du calepin – 27 mars 2013

Notes du calepin – 27 mars 2013

Même si elle ne compte que 1,1 million d’habitants, l’île de Chypre a suscité ces derniers jours beaucoup d’inquiétude au niveau de l’économie mondiale lorsqu’elle a eu l’idée de puiser dans le compte bancaire de ses épargnants, petits et gros, pour régler ses propres problèmes financiers. On le sait, le plan de sauvetage du gouvernement chypriote a depuis changé. Il y aura d’abord restructuration de la Banque de Chypre, alors que l’autre, la Laiki Bank, doit disparaître purement et simplement. Les clients qui possèdent moins de 100 000 euros dans ces deux banques sont assurés de retrouver leurs avoirs. En revanche, tout ce qui dépasse 100 000 euros sera, dans un premier temps, gelé. Les autorités chypriotes puiseront dans ces fonds pour recapitaliser la Banque de Chypre. Voilà pour ce nouveau plan de sauvetage qui permet donc pour la plupart des Chypriotes de conserver leurs avoirs bancaires. Ce nouvel épisode de la crise de l’euro permet de constater que nos gouvernements occidentaux ont de plus en plus les mains liées face aux lourds déficits accumulés au fil des dernières décennies. Si le XXe siècle a été celui de l’abondance, le XXIe siècle risque bien d’être celui où il faudra se serrer la ceinture plus que jamais. Il y a, en effet, un prix à payer pour tout ce que nous avons dépensé, et c’est maintenant le temps de payer. Et cela ne fera pas plaisir, comme on est à même de le constater quand le gouvernement Marois, par exemple, annonce des compressions budgétaires dans certains secteurs d’activité. Les hauts cris se font vite entendre.

Surtout, cette crise chypriote montre que tous les scénarios sont maintenant envisagés par nos gouvernements pour équilibrer leur budget et réduire leur déficit. Nul ne sait ce que demain réserve, comme on le sait tous. Qui sait si l’on ne décidera pas de repousser de quelques années l’âge où il sera possible de recevoir des prestations de pension de vieillesse? Qui sait même s’il restera encore de l’argent pour payer ces prestations? Qui sait si un gouvernement ne sera pas tenté un jour de puiser dans les comptes bancaires ou encore dans les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) que plusieurs ont bâtis avec l’espérance de vivre une meilleure retraite? Ça doit sûrement faire saliver plus d’un politicien et il y a sûrement des fonctionnaires qui travaillent déjà sur certains scénarios en ce sens. La situation au Canada et au Québec ne se compare peut-être pas à celle de l’Union européenne, mais force est d’admettre que nos gouvernements n’ont plus d’argent frais à investir dans les services offerts aux contribuables. Et ça, seule chose dont on peut être sûr, ça ne changera certainement pas demain matin!

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