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Notes du calepin – 19 septembre 2012

Notes du calepin – 19 septembre 2012

Connaissez-vous Zac Rinaldo, Willie Coetze, Tim Sestilo ou encore Thomas Heemskerk? Sûrement pas! Ce sont tous des joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) qui, en 2012-2013, étaient assurés d’empocher un salaire de 525 000 $ avant que ne soit décrété un lock-out dont on ne connaît pas la durée. C’est le montant le plus bas dans l’échelle salariale de LNH consenti, car ce sont de jeunes joueurs qui en sont à leurs premiers pas dans le grand circuit. C’est cependant l’équivalent d’un peu plus de 13 années de salaire pour une personne qui gagnera 40 000 $ par année pendant cette période. Le plus haut salarié de la LNH n’est pas Sidney Crosby, qui recevra tout de même 7,5 M$ au cours de la prochaine saison, mais bien un certain Shea Weber, des obscurs Predators de Nashville, qui devait récolter pas moins de 14 M$ pour ses nobles services. Bien que tous ces joueurs n’ont pas arraché ces salaires de force, les propriétaires les ayant consentis de bon gré, avouez qu’ils ne sont pas vraiment à plaindre. Je reconnais qu’à l’époque des Maurice Richard, Jean Béliveau et Guy Lafleur, les joueurs n’avaient pas droit à ce qu’ils méritaient vraiment. Mais là, c’est pas mal différent. Même le joueur le moins payé ne peut pleurer sur son sort. Bon, les propriétaires n’ont qu’eux à blâmer pour avoir accordé ces contrats et contourné les règles qu’ils avaient eux-mêmes établies. Mais, jamais au grand jamais, je ne vais pleurer sur le sort des joueurs de la LNH s’ils doivent perdre toute une année de salaire. D’ailleurs, plusieurs sont déjà partis ailleurs pour jouer…

Pendant que les joueurs de la LNH cherchent à gagner quelques millions de dollars de plus qui ne changeront finalement pas grand-chose à leur vie, d’autres vivent des situations pas mal plus difficiles. Et pas réjouissantes. C’est le cas d’Isabelle Fortier qui, en fin de semaine dernière, a été contrainte de fermer la librairie qu’elle avait acquise il y a huit ans. L’ère du livre électronique et des frais d’exploitation devenus trop onéreux l’ont forcée à prendre cette douloureuse décision. C’est bien malheureux, car la Librairie Fortier était la seule sur le territoire de la MRC de Deux-Montagnes. C’est bien malheureux, car Isabelle Fortier a toujours ouvert toutes grandes les portes de sa librairie aux auteurs d’ici pour des lancements de livre et des séances de signature. C’est bien malheureux, car Isabelle Fortier avait fait de sa librairie un fort bel endroit pour dénicher un bon livre à la suite des travaux d’agrandissement. Oui, c’est bien malheureux! À Isabelle et son conjoint Guy, je me permets de les remercier très sincèrement pour nous avoir offert une librairie où il faisait bon aller et, surtout, de leur souhaiter la meilleure des chances dans ce que l’avenir leur réserve…

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