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Vive inquiétude autour de la fermeture de classes spécialisées

Une centaine d’employés membres du Syndicat de l’enseignement des Basses-Laurentides ont manifesté

Vive inquiétude autour de la fermeture de classes spécialisées

Des élèves en difficulté seraient privés de services

Les employés membres du Syndicat de l’enseignement des Basses-Laurentides (SEBL) ont profité de la dernière séance du conseil des commissaires de la CSSMI, qui se tenait mardi dernier, afin de manifester à grand bruit leur désaccord concernant la diminution des classes spécialisées envisagée pour l’année scolaire 2014‑2015.

Pancartes à la main, ils étaient près d’une centaine d’employés à se déployer devant la porte de la salle Jacques-André où devaient se réunir, quelques minutes plus tard, les commissaires scolaires et la présidente de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles, Paule Fortier. Le message était clair: pas question de couper dans les services aux enfants en difficulté ou handicapés.

La période de questions réservée aux citoyens, en début d’assemblée, a par la suite été l’occasion pour plusieurs d’entre eux d’exprimer leur mécontentement face à la décision, annoncée le 8 avril dernier par la CSSMI, de fermer quatre classes en préscolaire, onze au primaire ainsi que huit autres, au secondaire.

Les uns après les autres, enseignants et représentants syndicaux ont argumenté sur la nécessité de maintenir ces services qu’ils jugent indispensables. Le syndicat des enseignants se questionne notamment sur l’impact de cette suppression de classes spéciales, surtout si les élèves en difficulté sont intégrés dans les classes régulières, tel qu’envisagé par la CSSMI.

«Est‑ce que tous ces élèves intégrés recevront des services adéquats répondant à leurs besoins? Est‑ce que les enseignants qui les recevront obtiendront tout le soutien nécessaire? La tâche des enseignants n’est‑elle pas déjà assez lourde sans qu’on en rajoute avec encore plus de plans d’intervention à suivre, de mesures adaptatives à appliquer? Et les autres élèves de la classe, pourra‑t‑on leur consacrer tout le temps auquel ils ont droit?» peut‑on lire dans le communiqué préparé par le SEBL.

Intervenant à titre de président du Syndicat des professionnels Laval–Rive-Nord et de parent, Guillaume Bégin s’est montré quant à lui plus vindicatif à l’endroit des commissaires. «Comme parent, je m’attends à ce que les commissaires représentent et défendent le droit de mes enfants à avoir des services de qualité. S’il n’y a personne qui se lève et dit non au ministère, qui va le faire? Les coupures dans les services pour nos enfants, c’est inacceptable.»

Dans un communiqué émis au lendemain de cette assemblée houleuse, la direction de la CSSMI affirme qu’elle se retrouve avec 200 inscriptions d’élèves en moins pour l’année 2014‑2015. Quant à l’éventuelle intégration des élèves en difficulté dans les classes régulières, elle assure que cela ne touchera que neuf écoliers du niveau primaire et douze élèves du niveau secondaire.

La CSSMI ajoute que les chiffres actuels sont préliminaires et que la localisation des groupes d’élèves EHDAA se poursuivra jusqu’à la prochaine rentrée scolaire en fonction de l’évolution de chacun des élèves. Aussi, il n’est pas impossible que des classes spécialisées s’ouvrent.

La direction de la CSSMI assure que la fermeture de classes spécialisées ne s’inscrit pas dans un plan d’économie puisqu’elles sont financées par le ministère de l’Éducation.

À l’automne 2014, 1 734 élèves se retrouveront en classes spéciales, alors qu’ils étaient 1 929 à la rentrée de 2013.

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