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Vérifications à Deux-Montagnes: Le maire confiant, l’opposition satisfaite

À gauche, l’une des trois conseillers municipaux de l’opposition, Nathalie Chayer, et, à droite, le maire de Deux-Montagnes, Marc Lauzon.

Vérifications à Deux-Montagnes: Le maire confiant, l’opposition satisfaite

Vérification à l’hôtel de ville

Des vérifications effectuées par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) ont eu lieu au cours des dernières semaines, à l’hôtel de ville de Deux-Montagnes. Une démarche commandée par le ministère dans le cadre de ses vérifications annuelles.

«Ce n’est pas parce que nos vérificateurs sont là que la Ville a quelque chose à se reprocher», note cependant Caroline St-Pierre, relationniste de presse au ministère. Impossible pour elle toutefois de dire si la vérification découle d’une plainte en particulier ou d’anomalies décelées, par exemple au niveau de la gestion contractuelle ou de tout autre aspect de la gestion administrative municipale.

Invité à commenter la situation, le maire Marc Lauzon s’est montré confiant. «Je n’ai rien à me reprocher. Mon administration est honnête et je pense être au courant de ce qui se passe à l’hôtel de ville. Je n’ai pas d’inquiétude», a-t-il assuré.

Position des conseillers de l’opposition

Son de cloche différent du côté de l’opposition, alors que les conseillers municipaux Guillaume Bouvrette, James McAllister et Nathalie Chayer ont émis un communiqué, en date du 2 octobre dernier, dans lequel ils se disent satisfaits «qu’il y ait finalement des contrôles sur les agissements du maire Lauzon.»

Les trois conseillers soulignent également qu’ils ont souvent soulevé des doutes par rapport à l’éthique de la mairie. «Nous nous sommes souvent questionnés par rapport aux agissements du maire Lauzon. Des décisions qu’il prenait semblaient précipitées et sans fondement logique. Nous espérons que l’UPAC sera en mesure de faire la lumière sur ses démarches controversées», a déclaré Guillaume Bouvrette.

«Certains entrepreneurs visés par des accusations criminelles ont effectué de gros travaux pour la Ville. Depuis le début de notre mandat, plusieurs situations nous laissent dans le doute quant aux véritables motivations qui sont derrière certaines décisions ayant un lourd impact sur l’avenir de la Ville», croit pour sa part James McAllister.

Les conseillers affirment manquer souvent d’information, ou de la recevoir à la dernière minute. Ils espèrent que ce n’est pas une manière de faire pour les empêcher de comprendre certains stratagèmes. «Avec la commission Charbonneau qui nous permet de comprendre comment certains contrats sont accordés, nous souhaitons fortement que cette situation ne fasse pas partie des pratiques du maire Lauzon. Notre confiance envers sa gestion de la Ville est déjà fragile. Il doit démontrer par des gestes transparents que l’UPAC se trompe en faisant des vérifications à son cabinet», a indiqué à son tour Nathalie Chayer.

Vérification faite auprès du ministère, il appert que les vérifications effectuées le sont par des vérificateurs du ministère et non des enquêteurs, et que l’opération actuellement menée à Deux-Montagnes n’a aucun lien avec l’UPAC (Unité permanente anticorruption), sinon que les vérificateurs du ministère font aussi partie de l’équipe de l’UPAC. Toujours selon les informations obtenues, les vérifications en cours pourraient s’échelonner sur plusieurs mois.

 

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