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Valérie Gauthier a vécu le second tremblement de terre

Employée des Caisses Desjardins

Valérie Gauthier a vécu le second tremblement de terre

En mission humanitaire au Népal

En mission humanitaire au Népal pour le compte de L’Oeuvre Léger afin de venir en aide aux communautés dévastées à la suite du séisme du 25 avril qui a fait plus de 8 000 morts, Valérie Gauthier, de Blainville, mais originaire de Saint-Eustache, où elle compte toujours de la famille, était présente lorsque le 12 mai la terre a tremblé pour une seconde fois, et de façon presque aussi importante, un séisme affichant 7 sur l’échelle de Richter.

«C’était en début d’après-midi, s’est-elle rappelée lorsque jointe par téléphone, quelques heures à peine après son retour. J’étais dans une cour d’école à distribuer des filtres à eau lorsque le sol s’est mis à trembler sous mes pieds. Heureusement, j’étais à l’extérieur et rien ne pouvait me tomber sur la tête.»

Elle avoue avoir ressenti un certain énervement à ce moment, «car lorsque cela se poursuit, a-t-elle ajouté, tu n’as plus aucun contrôle sur ce qui se passe», mais la crainte qui a alors envahi son esprit n’était en rien comparable avec ce qu’ont pu ressentir les Népalais au même instant, eux qui, 17 jours plus tôt, avaient déjà vécu l’horreur.

«Tout le monde s’est mis à courir pour se mettre à l’abri. Je pouvais voir la peur dans leurs yeux. Les gens pleuraient et étaient très émotifs», a raconté Mme Gauthier avant d’ajouter que ce n’est que la nuit suivante, alors qu’elle était sagement endormie dans sa chambre d’hôtel et que la terre a tremblé de nouveau, qu’elle a vraiment compris la réaction de ses hôtes.

«Une première réplique de 4,3 s’est produite à 2 heures du matin. Je l’ai bien sentie, mais me suis tout de suite rendormie. Puis, à 3 heures, une autre réplique s’est produite. À ce moment, j’ai entendu les gens courir dans l’hôtel. Là, j’ai eu peur, car si l’immeuble s’était effondré sur ma tête, c’était fini.»

Une expérience valorisante

D’avoir été confrontée à cette peur en aura toutefois valu la peine pour Valérie Gauthier qui en était à une deuxième mission avec L’Oeuvre Léger, elle qui, en 2013, s’était rendue aux Philippines, six mois après que le typhon Haiyan eut ravagé le pays et causé des milliers de décès.

«Les deux missions étaient très différentes, a expliqué Mme Gauthier, car aux Philippines, je suis arrivée en relève tandis qu’au Népal, j’y étais comme première intervenante d’urgence.»

Quoi qu’il en soit, elle affirme y avoir vécu «des expériences valorisantes» qu’elle n’hésiterait pas à répéter. «Je ne suis pas naïve. Je sais que je ne changerai pas le monde, mais j’aurai au moins fait ma part. Si, au Népal, j’ai pu sauver une seule vie en apportant de l’eau potable à une personne, ça aura valu la peine, car chaque vie vaut autant ici qu’ailleurs.»

Valérie Gauthier a raconté qu’à son arrivée à Katmandou, la situation ne reflétait en rien ce qui avait été véhiculé dans les médias. Ce n’est que peu de temps après, en se dirigeant vers les banlieues, qu’elle a pu constater l’ampleur des dégâts. «Dans certains villages, a-t-elle conclu, il ne restait que des tas de roches et de bois. Tout était détruit. Il n’y avait plus de toilette, de douche ou de clinique médicale. Même si je m’y étais conditionnée, je n’ai pas vu de cadavres, mais j’ai certainement senti leur odeur.»

 

 

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