- PUBLICITÉ -

Nathalie Bouyer passera le flambeau sous peu à titre de présidente du SEBL.

Vacances scolaires des fêtes: «Bien de l’allure!», dit le syndicat des enseignants

Les quelque 4 000 enseignants des Basses-Laurentides attendaient avec impatience le point de presse du premier ministre François Legault, jeudi dernier, prêts à réagir. Celui-ci devait à ce moment annoncer le calendrier scolaire du temps des Fêtes. La possibilité de le prolonger de deux semaines avait été évoquée et ne faisait l’affaire de personne dans le monde de l’enseignement.

Heureusement, il a été décidé par Québec que le calendrier des Fêtes des élèves du primaire demeurait inchangé et que ces dernier retourneraient donc en classe dans la semaine du 4 janvier (celle du 11 pour les élèves du secondaire). Toutefois, aucune présence en classe ne sera tolérée entre le 17 décembre et le 3 janvier inclusivement (le 10 au secondaire).

«La structure proposée a bien de l’allure et fait pas mal l’affaire des profs», a indiqué la présidente du Syndicat de l’enseignement des Basses-Laurentides (SEBL), Nathalie Bouyer, qui se préparait à tirer à boulets rouges sur Québec s’il avait fallu que le congé du temps des Fêtes soit prolongé de deux semaines, comme on le laissait entendre en coulisses.

«Les profs sont fatigués comme 95% des employés de la fonction publique, car ce qui leur est demandé est très intense, très demandant. Toutefois, malgré la surcharge mentale, ce qui importe c’est la réussite des élèves. On ne pouvait leur enlever deux autres semaines de pédagogie».

Malgré l’obligation d’enseigner à distance entre le 17 et le 22 décembre, Nathalie Bouyer affirme, au nom de ses membres, être heureuse de pouvoir garder le contact avec les élèves.

«Pour ce qui est de l’enseignement à distance, dans un sondage réalisé récemment auprès des enseignants, ceux-ci nous disaient être prêts à relever le défi avec un minimum de 48 heures de préparation. Ce ne sera donc pas un problème, ils seront prêts à faire face à cela».

Deux bulletins

Au lieu des trois ou quatre bulletins habituellement remis aux parents au cours de l’année scolaire, il a été décidé par Québec que seulement deux seraient produits cette année. Un premier sera remis à la mi-janvier et un second au terme de l’année scolaire. Puisque chacun de ces bulletins comptera pour 50% de la note finale, certains parents se sont exprimés contre cette décision qui pourrait avoir de lourdes conséquences chez les élèves en difficulté, notamment. Il est vrai qu’il sera difficile pour un élève avec une note de 50% lors du premier bulletin, de se reprendre. Celui-ci devrait alors mériter une note de 70% au 2e bulletin pour obtenir la note de passage.

«Nous sommes à tenir nos rencontres avec les parents, soutient la présidente du SEBL. Comme professionnel de l’éducation, nous n’avons peut-être pas de bulletins à remettre aux parents, mais nous pouvons leur dire ce qui s’en vient et sur quoi il faudra travailler. L’apprentissage de leur enfant continue et les parents sauront comment ça va».

En même temps, ajoute Nathalie Bouyer, «ç’aurait été un peu fou» de remettre un bulletin il y a de cela deux ou trois semaines puisque les élèves ont manqué plusieurs semaines en début d’année et des classes ont été fermées en raison de la pandémie.

«Ça nous a permis de faire un rattrapage sur les enseignements qui n’ont pu être donnés depuis mars. Je pense que globalement, c’est quand même une bonne chose dans les circonstances», a-t-elle conclu.

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top