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Usine de filtration à Oka: Des citoyens demandent un moratoire sur les travaux

Des citoyens d’Oka exigent que l’administration Lalonde tienne un moratoire sur les tenants et aboutissants de l’approvisionnement en eau potable par les deux modes desservant actuellement le territoire avant d’engager le processus de travaux de mise aux normes et d’agrandissement de l’usine de filtration.

C’est du moins ce qui a été au cœur de la dernière séance du conseil municipal, le lundi 3 février, où près d’une centaine d’Okois s’étaient rassemblés.

«Nous demandons un moratoire sur la décision du conseil municipal de procéder à l’agrandissement et à la mise aux normes de l’usine de filtration d’Oka et à l’abandon des puits du Parc d’Oka», précise-t-on sur la pétition qui circule actuellement dans la municipalité.

Les citoyens qui l’ont formulée ne sont pas les seuls à s’inquiéter de voir le conseil municipal prêt à s’engager dans un processus d’appel d’offres public pour les travaux de mise aux normes de l’usine de filtration.

Dès le début de la séance, pas moins d’une dizaine de résidants se sont avancés au micro pour questionner le maire suppléant, Yves Lavoie, qui remplaçait le maire Richard Lalonde, absent en raison de maladie.

Faisant face à des citoyens bien décidés à obtenir des réponses claires, M. Lavoie a tenté de calmer le jeu. «On est dans le processus. On va demander des soumissions pour connaître le vrai coût de l’usine et faire des comparatifs avec le coût des puits et on va agir avec ça. On attend cette information pour avoir les vrais chiffres», a‑t‑il expliqué.

Les citoyens n’ont guère semblé rassurés par sa réponse. Ceux qui se sont exprimés ont, au contraire, fait valoir que l’administration municipale n’a pas fourni d’informations complètes sur les coûts, avantages et inconvénients des deux modes possibles d’approvisionnement en eau potable, tel que le stipule la pétition.

Certains craignent que l’approvisionnement à partir des puits ne soit abandonné, et ce, malgré la qualité reconnue par des spécialistes de son eau souterraine.

Les travaux de mise aux normes et d’agrandissement pourraient aussi se traduire par une taxe annuelle supplémentaire de 290 $, pendant 30 ans, pour les résidants.

Or, la Municipalité s’apprête à aller de l’avant. Elle a obtenu, en mai 2013, un règlement d’emprunt de 9 170 200 $ du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire du Québec pour ces travaux.

À la demande d’un citoyen, le directeur des services techniques, Christian Leduc, a dû expliquer pourquoi l’administration municipale avait privilégié une soumission à ce prix alors qu’elle avait en main d’autres options moins dispendieuses.

«Tout est une question de demande de subvention; on nous disait qu’il fallait prendre la plus grosse soumission du projet pour obtenir la plus grosse subvention du gouvernement», a-t-il lancé devant des citoyens surpris par sa franchise.

Malgré les objections claires des citoyens, le conseil municipal a voté à quatre contre deux en faveur du recours à l’appel d’offres, ce qui a mis les citoyens en colère.

Ceux‑ci ont décidé de quitter la salle de la mairie okoise sur‑le‑champ, et bruyamment.

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