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Une réforme fédérale qui pourrait être «catastrophique», selon Daniel Lalande

Les vignerons québécois placent les raisins dans des filets à la hauteur des genoux plutôt que de les laisser sur la vigne compte tenu de la quantité de neige que le Québec reçoit chaque année.

Une réforme fédérale qui pourrait être «catastrophique», selon Daniel Lalande

Nouvelle norme sur le vin de glace

La spécificité du Québec devient une fois de plus son talon d’Achille. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) entend élaborer une norme pour le vin de glace, qui exigerait que celui-ci ne soit fait qu’à partir de «raisins gelés naturellement sur la vigne.»

Le problème, c’est que les vignerons québécois placent les raisins dans des filets à la hauteur des genoux plutôt que de les laisser sur la vigne compte tenu de la quantité de neige que le Québec reçoit.

Le propriétaire du Vignoble de la Rivière du Chêne, à Saint-Eustache, Daniel Lalande, dénonce ce que l’ACIA propose. Contrairement à l’Agence qui présente son intention comme une bonne nouvelle dans son communiqué de presse publié le 16 janvier dernier, M. Lalande qualifie de «ridicule» cette idée qui nuirait qu’aux producteurs québécois.

Lauréat de huit médailles internationales pour ses produits, le Vignoble de la Rivière du Chêne a notamment mérité le titre de Best Ice Wine 2011 et la médaille d’argent 2009 au Finger Lakes International Wine Competition, à New York, ainsi que la médaille d’argent 2010 et la médaille d’or 2009 aux Vinalies internationales, à Paris, pour son vin de glace Monde. Des prix jalousés par les producteurs ontariens et britanno-colombiens qui, semble-t-il, applaudissent cette possible modification à la réglementation, croit M. Lalande.

Si les pratiques québécoises pour le vin de glace diffèrent en raison du climat, «cette technique n’affecte en rien le produit final», assure l’Eustachois. L’Association des vignerons du Québec (AVQ) délivre une certification pour la production de tous les vins du Québec, dont les vins de glace. Les producteurs doivent respecter un cahier de charges pour l’obtenir. Plus spécifiquement pour les vins de glace, un agronome externe doit évaluer la récolte avant sa mise en filet et la firme ÉcoCert doit vérifier la traçabilité du raisin «L’ACIA pourrait mettre en péril notre produit et notre mise en marché. Ce serait catastrophique à long terme», estime le vigneron eustachois.

Si cette modification est effectuée au niveau de la réglementation du vin de glace, les vignerons québécois ne pourraient plus participer à des concours internationaux ni exporter, du moins sous l’appellation de «vin de glace». Alors, sous quelle dénomination? M. Lalande aime mieux ne pas envisager cette éventualité.

Il souligne que selon le quotidien La Presse, l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) affirme que la méthode québécoise est conforme à la définition internationale. «On coupe les raisins quand les feuilles sont tombées et qu’il n’y a donc plus de photosynthèse», précise Daniel Lalande. Il ajoute que le raisin est cueilli entre la cheville et le genou, comme en France. Il existe peu d’endroits, comme ici, où il y a autant de neige. «Si l’ACIA ne permet pas notre méthode, je ne sais pas comment on va faire», fait-il remarquer.

 

 

 

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