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Une femme de tête mais aussi de cœur

Directrice du collège Lionel-Groulx depuis 2002, Monique Laurin dit quitter avec le sentiment du devoir accompli. C’est à elle que l’on doit notamment la mise en place du plan stratégique institutionnel, la phase finale des travaux d'agrandissement et le passage des instances à l'aire de l'électronique.

Une femme de tête mais aussi de cœur

Départ annoncé de Monique Laurin

Récemment, Monique Laurin, directrice générale du collège Lionel-Groulx, annonçait qu'elle quitterait ses fonctions en janvier 2013 afin de prendre sa retraite, une décision réfléchie qui arrive à point nommé pour celle qui vient de souffler ses 60 bougies. Conversation avec une femme de tête mais aussi de cœur.

Mais d’abord, retour sur un printemps difficile marqué par le conflit étudiant. «Depuis quelques semaines, beaucoup de choses ont été faites. Nous avons d’abord dû déposer trois calendriers successifs», explique-t-elle. Une tâche à laquelle tous se sont activés, des enseignants à la direction des études, en passant par le registrariat et l’aide pédagogique. «C’est une vraie fourmilière, ici», image-t-elle.

Et puis il y a eu ce climat à rétablir, au-delà de la critique dure et sévère de plusieurs enseignants envers le rôle qu’elle a joué dans l’intervention de la Sûreté du Québec, le 15 mai dernier. «C’est vrai que j’ai été critiquée par les enseignants. C’est aussi vrai que je suis celle qui a exécuté les résolutions du conseil d’administration. Mais les enseignants qui étaient là ce matin-là n’ont pas été très aidants, pour la plupart. Et dois-je rappeler qu’au moins 300 d’entre eux n’étaient pas là?» tranche-t-elle.

Reste que la prochaine étape, celle de la rentrée, dont l’accueil est prévu le 15 août, demeure un moment charnière dans ce conflit étudiant, une journée vers laquelle tous les regards seront tournés. «Le matin du 16 août, jour où les cours débuteront, environ 3 400 étudiants sont attendus, 300 enseignants et au moins 150 employés. On souhaite que tout se passe bien, mais on n’a pas le contrôle sur tout», opine-t-elle, faisant notamment référence aux divers articles de la loi 78.

Des rencontres précéderont la rentrée, tant avec les enseignants que les étudiants, afin d’établir certaines règles. «Au cours de la semaine du 13 août, et même avant, nous irons chercher le maximum d’informations afin de faciliter ce retour en classe, pour tout le monde», indique-t-elle. À ce stade-ci, Mme Laurin ne souhaite qu’une chose: que tous puissent traverser cette journée. Ni plus, ni moins.

Rappelons qu’en date du 19 juin dernier, 163 étudiants avaient clairement indiqué qu’ils ne maintenaient pas leur inscription en vue de la prochaine rentrée, sur plus de 5 000 inscriptions confirmées.

La suite des choses

Et après? Après, la vie suivra son cours. «Je n’ai aucun projet professionnel en vue et je ne cours pas après», clarifie-t-elle d’emblée. Chose certaine, les projets qu’elle considérera ne seront ni en politique, ni en gestion. De fait, le seul projet prévu pour le moment sera ce voyage au Bénin, en mai prochain, en compagnie de son fils aîné, Jean-François. Médecin, il est maintes fois parti en mission dans ce pays. «Je suis inhalothérapeute de formation. Je pourrais peut-être offrir mes services là-bas. Tout ça reste à définir», avance-t-elle.

Il y a aussi ce désir de faire du bénévolat dans Hochelaga-Maisonneuve, auprès de la Fondation du Dr Julien. Ça reste aussi à voir. «Je crois que la vie t’amène à t’investir autrement auprès d’autres types d’œuvres et de réalisations. C’est ce que je m’apprête à découvrir», dit-elle.

 

 

 

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