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Une exposition en art imprimé: La terre est une offrande

Plusieurs personnes étaient présentes dans le couloir de l’église, pour admirer les œuvres de l’exposition La terre est une offrande.

Une exposition en art imprimé: La terre est une offrande

À l’église l’Annonciation d’Oka

La Fondation de l’église de l’Annonciation d’Oka a inauguré, le 22 juin dernier, l’exposition en art imprimé La terre est une offrande, laquelle regroupe des œuvres créées par les jeunes artistes de Kanesatake oeuvrant du Centre de l’image et de l’estampe de Mirabel (CIEM).

L’exposition a lieu dans le couloir de l’église servant à la relier aux locaux de la communauté religieuse. Sa longueur a permis d’accrocher une sélection de 25 travaux des trois dernières années.

Gilles Landreville, président de la Fondation, espère donner une certaine visibilité au projet, puisque la saison estivale amène son lot de touristes. «Il s’agit d’un lien avec la communauté amérindienne avec des œuvres d’aujourd’hui», a ajouté le curé la paroisse Saint-François d’Assise, Martin Tremblay.

Le CIEM existe depuis six ans et ce sont 27 jeunes de Kanesatake de 16 à 30 ans qui ont profité d’ateliers pour apprendre les techniques de l’art gravé et vivre l’expérience de la création en intensif.

Sur place sont enseignées les technologies traditionnelles et numériques de la gravure. Cela permet aux jeunes d’explorer les canevas de bois, par exemple, et d’en tirer, au bout du processus, des imprimés. Un enseignement qui mélange la tradition au modernisme.

«Chaque année, nous avons un thème comme les plantes médicinales et le jardin imaginaire», explique Suzie Pilon, responsable du projet au CIEM. Elle précise aussi que les œuvres favorisent les échanges et les débats. Qu’elles sont en lien avec l’identité des participants. «L’art est une prise de parole. Une façon de dire les choses autrement», a-t-elle indiqué lors de l’inauguration.

Les œuvres exposées présentent donc plusieurs techniques, que ce soit la gravure sur bois, la linogravure, où l’encre est apposée en étape, souvent par réduction, ou la collagraphie qui utilise un carton qui a été texturé avec une application d’encre essuyée avant l’impression.

D’autres tableaux sont de simples peintures, certains ont aussi été numérisés à l’ordinateur pour ensuite être travaillés et imprimés, comme l’explique Paul‑Émile Rioux enseignant les techniques numériques au CIEM.

À l’entrée de l’exposition, une grande œuvre accueille les visiteurs. Celle-ci a été réalisée par plusieurs jeunes qui ont dû apprendre à travailler ensemble et mettre en commun leur talent et leurs idées. Un défi qui cadre bien avec le processus d’aide, de réorientation et d’insertion qu’offre la démarche du CIEM.

Les œuvres contiennent des symboliques animales ou végétales. D’autres exposent des fruits, des légumes, un village, des personnages. Les arbres et les oiseaux sont très présents. Quelques-unes sont des œuvres abstraites.

Plusieurs personnes se sont déplacées pour l’inauguration, dont Jessica Etienne, qui a terminé, cette année, les ateliers. «J’ai adoré ça, j’aurais continué. C’est arrivé au bon moment pour moi, s’il y a une suite, j’aimerais y participer», a-t-elle dit.

«C’est une excellente chose de montrer ce dont nos jeunes sont capables, ce n’est pas toujours négatif. Depuis le début, on les supporte, du moins moralement, en les aidant pour les moyens de transport jusqu’au CIEM», a commenté, enfin, John Canatonquin, du Conseil de bande de Kanesatake.

 

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