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Une conférence pour mieux comprendre l’enfant dysphasique

(Photo Pierre Latour) - Pour informer sur la dysphasie, voici les conférencières Debbie Payette, psycho-éducatrice, et Dominique Tremblay, conseillère pédagogique en adaptation scolaire.

Une conférence pour mieux comprendre l’enfant dysphasique

Grâce au comité de parents de la CSSMI

«Si on est ici ce soir à démystifier la dysphasie, c’est grâce au comité de parents de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles», a mentionné l’une des conférencières, Debbie Payette, psycho-éducatrice et personne-ressource régionale pour les difficultés langagières, lors de la conférence «Qui est l’enfant dysphasique?», présentée le 22 février dernier au bureau de la Commission scolaire à Saint-Eustache.

Dominique Tremblay, conseillère pédagogique en adaptation scolaire, intervenait également comme conférencière pour ladite soirée. Au programme: un jeu-questionnaire avec des vrais ou faux en ce qui concerne les comportements dysphasiques; le langage, la dysphasie, les troubles de compréhension et d’expression, les difficultés associées et bien entendu les interventions à privilégier.

Un exercice intéressant a également été proposé aux parents afin que ceux-ci puissent mieux comprendre la réalité de leurs enfants au quotidien. Quelques mots à l’envers et quelques phrases incompréhensibles ont permis aux parents de mesurer l’ampleur des frustrations et de l’impuissance vécues par l’enfant. D’ailleurs, certains parents jetaient un coup d’œil chez le voisin pour s’assurer qu’ils n’étaient pas les seuls à éprouver des difficultés à déchiffrer les textes de madame Payette.

La dysphasie est un trouble primaire de développement du langage, une dysfonction neurologique, une atteinte variable au niveau phonologique, sémantique, grammatical ou pragmatique. Elle est également appelée trouble primaire du langage et ses causes sont encore mal connues. Actuellement, les hypothèses les plus fréquemment retenues impliquent des facteurs génétiques et neurobiologiques.

Certains signes indicateurs de la dysphasie sont un retard significatif dans l’acquisition du langage et un décalage caractérisé dans les diverses étapes du développement du langage. L’enfant comprend également mieux les gestes que les mots. Sa concentration et son attention sont limitées et il s’adapte difficilement aux changements. «Nous encourageons les parents, aux moindres doutes de signes indicateurs de dysphasie, à demander une évaluation du langage en orthophonie. C’est un trouble qui s’améliore très peu sans intervention», a mentionné Dominique Tremblay. «Il ne faut pas oublier que tous les enfants dysphasiques sont différents. Il faut reconnaître les besoins de chacun pour bien y répondre», a renchéri Debbie Payette.

L’Association québécoise de la dysphasie, région Laurentides, existe depuis 1995. Elle veut briser l’isolement, favoriser les connaissances à l’égard de la dysphasie et promouvoir les services d’aide aux jeunes dysphasiques. La sensibilisation auprès de la population demeure également très importante. L’association offre différents ateliers, des cours pour les enfants, des colonies de vacances, des conférences et des café-causeries pour briser l’isolement des parents. Plus de 150 familles profitent des activités qui répondent aux besoins de leurs enfants. Vous pouvez joindre l’Association québécoise de la dysphasie, région Laurentides en communiquant avec Catherine Filiatrault au 450-560-1220.

 

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