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Un projet de relance pour sauver l’Abbaye

Denis Lauzon et la députée de Mirabel

Un projet de relance pour sauver l’Abbaye

Une étude de la députée Beaudoin

La députée de Mirabel, Denise Beaudoin, mise sur un projet de relance dynamisant pour assurer l’avenir de l’Abbaye d’Oka qui demeure incertain étant donné son endettement actuel. Il est question de réunir différentes activités autour de l’agriculture, du tourisme, de la recherche agronomique, de la transformation, de la commercialisation et de l’éducation, tout cela dans le but de favoriser la relève agricole et l’entrepreneuriat local.

C’est du moins ce qu’a dévoilé Mme Beaudoin, le vendredi 15 novembre dernier, en matinée, lors d’un point de presse. Celle‑ci avait commandé au printemps dernier une étude analysant les avenues envisageables pour l’Abbaye. Elle a ainsi formé un comité consultatif composé de 11 personnes issues de différents secteurs d’activité d’Oka: Claude Cadieux, François Gervais, Jean-Claude Guindon, Gilles Landreville, Luc Morin, Caroline Provost, François-Ghislain Rocque, Luc St‑Pierre, Robert Turenne, Nicolas Villeneuve et Denis Lauzon. C’est ce dernier qui a été chargé de mener l’étude de préfaisabilité.

L’étude a permis d’envisager trois autres options pour l’avenir de l’Abbaye: conserver le statu quo sur la situation actuelle, privatiser partiellement le domaine ou le liquider totalement. Dans son analyse, M. Lauzon démontre que le projet de redynamisation est non seulement viable, mais l’option souhaitée par toutes les personnes qu’il a consultées.

Si la forme du projet n’est pas encore tout à fait claire, c’est qu’il repose en bonne partie sur le financement que Mme Beaudoin espère trouver à court terme. Elle tente aussi de convaincre son gouvernement d’éponger la dette de la Corporation qui s’élève à 6 M$. Le projet de relance, croit‑elle, permettra au gouvernement de récupérer sa mise avec les taxes des ventes et des activités touristiques ainsi qu’avec les éventuels impôts des employés salariés sur le site et des entreprises qui s’y installeraient.

Le maire d’Oka, Richard Lalonde, s’est dit bien content de voir la députée Beaudoin prendre les choses en main. À ses yeux, fermer l’Abbaye est la pire solution. «Si l’Abbaye ferme, c’est une dette pour la municipalité», fait‑il remarquer.

Selon la députée, cinq membres du gouvernement Marois appuyeraient le projet de relance de l’Abbaye d’Oka: Élaine Zakaïb, ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique, Maka Kotto, ministre de la Culture, Pascal Bérubé, ministre du Tourisme, et François Gendron, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, également vice‑premier ministre.

Aussi, Mme Beaudoin a obtenu l’engagement signé par plusieurs personnalités publiques, dont Hubert Reeves, Gilles Vigneault, les Pères trappistes et plusieurs évêques, qui acceptent de soutenir la mission de l’Abbaye.

«On ne peut laisser la spéculation menacer un tel site, car il fait partie intégrante de notre patrimoine bâti, régional et national. À ce titre, il lui faut un véritable programme de mise en valeur qui le distingue des autres sites patrimoniaux et touristiques», a conclu la députée de Mirabel.

 

 

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