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Un mariage à vie entre l’artiste et le personnage

Le clown Ti-Pit, qui aime beaucoup le maïs soufflé, nous en réservait un plein bol en nous accueillant.

Un mariage à vie entre l’artiste et le personnage

Le métier de clown

Être clown, c’est un art. C’est aussi quelque chose d’inné, pour Pierre Dubois, de Saint-Eustache, qui personnifie Ti-Pit depuis 38 ans. C’est aussi un personnage enfant-adulte qui ne le quitte jamais.

Sachez d’abord que l’on naît clown et qu’on le travaille par la suite. «C’est quelque chose qui arrive, on ne le choisit pas, explique Pierre Dubois. Il n’y a pas de limites au niveau du jeu quand on a cerné le personnage et ce qu’il a de spécial. On se donne beaucoup et on ne calcule pas.»

Pierre Dubois a rencontré «son» clown lors d’un atelier des clowns du Québec, alors qu’il avait 19 ans et étudiait au collège de Montréal. Il jouait déjà, à l’époque, de la guitare et de la trompette. Si, au début, il avait une certaine réticence, il y a rapidement pris goût. «Je voulais me faire remarquer et me faire aimer. C’est comme ça que ç’a commencé.»

À ses débuts, en 1974, il se nommait M. Soleil et portait un léotard jaune, avant de devenir Ti-Pit, un clown naïf, entre l’auguste et le vagabond. «J’ai toujours été un comique. Dans la classe, j’aimais ça quand tout le monde riait à mes gags ou mes chansons. Ça me valorisait», confie-t-il.

Le métier de clown demande beaucoup de créativité afin de faire rire les gens. «Ridiculiser les choses “ridiculisables” et improviser selon les situations», précise Pierre. Il utilise alors tous les moyens à sa disposition, comme son talent pour la musique.

Il est aussi connu pour son vélo télescopique qui l’a notamment amené à un événement, à Edmonton, où il a bloqué la circulation du centre-ville. Un policier lui a demandé, en cachant son sourire, de se déplacer. Il a aussi expérimenté l’entartage volontaire, autant d’expériences qui laissent à Pierre Dubois une vie remplie d’anecdotes.

Si le métier est un véritable plaisir pour lui («Je suis en amour avec le fait de jouer devant un public»), c’est aussi difficile. «Le métier est exigeant. Il demande à être performant. On ne peut pas faire semblant, sinon on n’y croit pas», affirme-t-il.

Marqué par des images du cirque quand il était enfant, Pierre constate, en travaillant avec les enfants et les adultes, qu’à l’intérieur de tous il y a un enfant qui aime jouer et qui peut être un personnage de clown. «Les enfants nous aiment parce qu’on reflète ce qu’ils sont. Mon clown plaît aussi aux adultes. Un artiste qui joue devant toi, c’est toujours surprenant», dit-il.

Son métier lui a permis d’être en spectacle partout au Québec, notamment à travers des tournées de cirque, de théâtre et lors des Jeux olympiques de Montréal, en 1976. Plus sédentaire depuis quelque temps, Pierre Dubois travaille dans le tourisme culturel et remplit des contrats d’animation avec les restaurants, les cabanes à sucre, à la Fête nationale, les marchés aux puces, les fêtes d’enfants et dernièrement, une ferme d’autruches.

Il est également à l’origine de l’Association des clowns du Québec et de l’événement Clown’Art, dont le premier s’est tenu à Saint-Eustache. «Il n’y avait pas de regroupement au Québec. Le but était de se rencontrer, d’échanger et suivre des ateliers. En plus, j’aime beaucoup voir les autres performer», dit-il.

Pour en savoir davantage: clown_tipit@hotmail.com.

 

 

 

 

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