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Environ 15 000 personnes utilisent le train de la ligne Deux-Montagnes chaque jour, ce qui en fait, et de loin la ligne la plus achalandée du Grand Montréal.

Un doute sur la sensibilité du nouveau PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec

Le nouveau président directeur général de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Charles Émond, répète qu’il est sensible à la situation des usagers du train de Deux-Montagnes. Pourtant, toujours rien n’est prévu pour éviter que la majorité des usagers de la ligne de train de Deux-Montagnes ne passe entre trois et quatre heures par jour dans les transports en commun, à compter du 30 mars.

À l’occasion d’une entrevue radio avec Patrick Lagacé, accordée peu après sa nomination officielle à ce poste, Charles Émond a répété plusieurs fois qu’il était sensible aux impacts sur les usagers. «Dès la fin mars, on nous impose des trajets de 4 heures de train-autobus-métro, réplique Francis Millaire. Où est cette sensibilité?»

«La Caisse de dépôt a commencé à travailler sur son REM sans s’assurer d’abord que les 15 000 usagers de la ligne de train seront capables de poursuivre leurs vies professionnelles et familiales, ajoute Magali Barré, co-porte-parole du Comité. La Caisse a saboté un service qui fonctionnait très bien pour nous plonger dans un enfer de quatre ans. Et maintenant, ils disent qu’ils sont sensibles aux usagers, vraiment?»

«Exporter le REM»

Lors d’une autre entrevue, avec Gérald Filion cette fois, M. Émond n’a pas caché que le REM pourrait être exporté. C’est connu que la Caisse de dépôt souhaite miser sur le REM comme une vitrine sur son expertise en matière de projets de transport en commun. Le Comité souhaite lancer un avertissement à M. Émond. «Si la Caisse veut exporter son savoir-faire, il va falloir d’abord qu’elle quitte son mode

«bulldozer» décrié à la fois par les usagers et par de nombreux de ces partenaires, et mette enfin au premier plan les besoins des gens, lance Magali Barré, co-porte-parole. Saboter la vie professionnelle, la vie familiale et la santé mentale de 15 000 personnes, ce n’est pas une très bonne carte de visite.» Responsabilité sociale de la Caisse

«Le député de Deux-Montagnes, Benoît Charette, nous a appris il y a deux semaines que c’est la Caisse qui mène dans le dossier du REM et que son gouvernement, à son arrivée au pouvoir, était tombé sur une page blanche en termes de mesures d’atténuation pour les usagers, poursuit Francis Millaire, co-porte-parole. Le simple fait que la Caisse ait débuté son projet sans avoir prévu des mesures d’atténuation viables, ça démontre que pour la Caisse, tout ce qui compte, ce sont les profits. Facile de générer des profits quand on refuse de prendre ses responsabilités sociales. Est-ce normal que la Caisse fasse des profits sur le dos des milliers de familles des usagers actuels?»

«À M. Émond de corriger cette injustice en imposant une révision du calendrier des travaux pour protéger la vie des usagers. C’est la sensibilité qui est due aux usagers», conclut Francis Millaire.

Le Comité

Le Comité rappelle qu’il a lancé un site web, http://www.notretrain.info, qui regroupe les dernières communications du Comité, des témoignages d’usagers et les publications d’articles sur le sujet. Le Comité des usagers de la ligne Deux-Montagnes compte une dizaine de personnes. Plusieurs de ses membres ont pris part à des démarches concrètes pour trouver des solutions de transport pendant la construction du REM.

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