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Un coup du destin en faveur de Daniel Goyer

Le nouveau député de Deux-Montagnes, Daniel Goyer.

Un coup du destin en faveur de Daniel Goyer

Après 40 ans de militantisme

Le destin a le don de nous entraîner là où on ne pensait plus aller. Parlez-en à Daniel Goyer, lui qui vient d’être élu député du Parti québécois (PQ) dans Deux-Montagnes. Si le député sortant Benoit Charette n’avait pas décidé de quitter le PQ pour se joindre à la nouvelle Coalition avenir Québec, Daniel Goyer vaquerait aujourd’hui à ses tâches habituelles. Mais le destin en a décidé autrement...

«Dans ma tête, c’était fini tout cela. Benoit Charette [élu en 2008] était en poste pour le PQ. Il est jeune, et je le voyais là pour deux ou trois mandats. Puis, il y a eu cette décision. Au début du mois de décembre, l’exécutif du PQ dans Deux-Montagnes et des bénévoles m’ont approché pour que je me porte à nouveau candidat [il l’avait été en 2007]. Je milite pour la cause souverainiste depuis plus de 40 ans. Je ne me suis pas imposé. En bon soldat, j’ai dit oui», raconte le nouveau député en entrevue aux bureaux de L’ÉVEIL. Il était accompagné de sa collègue péquiste de Mirabel, Denise Beaudoin.

Et comme si le destin voulait en ajouter un peu plus, l’élection de Daniel Goyer comme député péquiste survient presque 45 ans après qu’il eût entendu un certain René Lévesque parler de souveraineté à l’école Jacques-Labrie, à Saint-Eustache. «J’avais alors 13 ans. Mon père [aujourd’hui décédé], un unioniste qui était nationaliste, m’avait demandé de l’accompagner pour entendre M. Lévesque, avec son tableau noir, se remémore Daniel Goyer qui aura 59 ans au mois de décembre prochain.

De façon toute naturelle, il milite quelques années plus tard pour le PQ aux élections en 1970 [il a alors 17 ans] et 1973 en tant que bénévole. Aux élections de 1976, il est directeur de campagne pour Pierre de Bellefeuille qui sera le premier député à être officiellement déclaré élu le soir du 15 novembre. Il devient secrétaire de comté de M. de Bellefeuille, pour lequel il travaillera jusqu’en 1983, année où il décide de retourner à l’Union des producteurs agricole (UPA) Outaouais-Laurentides. «Il s’agissait d’un deuxième mandat pour M. de Bellefeuille et mon ancien poste à l’UPA redevenait disponible. J’avais aussi deux jeunes enfants», explique Daniel Goyer qui, par après, aidera tout de même dans certaines campagnes, entre autres, aux côtés de David Cliche et Hélène Robert. En 2007, il sera candidat dans Deux-Montagnes, mais sera emporté par une vague appelée Action démocratique du Québec (ADQ).

Aujourd’hui, il réalise à peine qu’il va chausser les souliers de Pierre de Bellefeuille et qu’il aura aussi à délaisser plusieurs fonctions qu’il affectionnait beaucoup, celles de conseiller municipal à la Ville de Saint-Eustache, et de membre et président du centre de tri Tricentris. «Cela signifie beaucoup d’émotions, car je vais quitter des gens que j’appréciais beaucoup», reconnaît-il.

En ce qui a trait à la victoire du PQ et du fait qu’il ne formera qu’un gouvernement minoritaire, M. Goyer ne voit pas cela comme un échec. Au contraire! «Cela peut paraître ainsi à première vue, mais nous sommes tout de même au pouvoir. Et j’ai grande confiance en Mme Marois, après tout ce qu’elle a traversé. Elle est la femme de la situation et saura faire les compromis qu’il faut. Et puis, on ne jette pas un gouvernement comme cela, sans raison», répond-il sur cette question.

Enfin, sur son rôle de député, Daniel Goyer souhaite travailler pour tous, et non seulement les 14 405 personnes qui ont voté pour lui. «Je serai le député de tous, un député ouvert et proche des gens. Je veux les associer à la vie démocratique, créer une nouvelle façon de travailler», indique le péquiste à l’aube de son premier mandat.

Aussi, celui que certains placent au poste de ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, «il y en a quand même 40 autres qui étaient là avant moi», prévient-il, veut, dès que son bureau de circonscription sera opérationnel, ouvrir des dossiers pour chacun des engagements électoraux qu’il a pris sur le transport, le territoire, l’économie, la santé et la communauté. «Je ne dis pas que je vais tous les réaliser, mais ces dossiers seront ma table de travail dès le départ», a-t-il assuré.

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