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Seuls

William Robitaille et Guillaume Boucher étaient heureux de présenter leur première production Seuls

Seuls, la cyberintimidation revue par de jeunes cinéastes

Une fiction de 35 minutes

C’était jour de grande première au Cinéma du Parc, à Montréal, le samedi 26 octobre, pour l’Eustachois Guillaume Boucher et son compère William Robitaille, deux jeunes cinéastes d’à peine 17 ans qui viennent de lancer leur film Seuls, une fiction de 35 minutes où l’intimidation est au cœur de la vie quotidienne de deux adolescents

«Ce film, c’est sept mois de travail acharné, de nuits blanches et de café», ont lancé les deux jeunes de 17 ans, juste avant le début de la projection.

Les deux amis sont actuellement inscrits en études cinématographiques, Guillaume, au collège Lionel-Groulx, et William, au pavillon de Terrebonne du Cégep régional de Lanaudière. Grâce à quelques contacts établis dans le milieu du cinéma, les étudiants ont pu bénéficier de conseils avisés pour réaliser leur premier film. Ils ont toutefois travaillé seuls sur chacune des étapes.

Leur expérience de l’école secondaire étant encore toute fraîche, William et Guillaume ont su d’instinct qu’ils tenaient un bon filon en explorant le thème de l’intimidation. Malgré l’aspect fictif affiché, leur film raconte deux histoires semblant correspondre assez bien à la réalité.

Ils l’avouent d’emblée, ils connaissaient l’histoire de leurs victimes avant même de la scénariser, ce qui s’est révélé d’une aide certaine. «Notre but, c’était d’entrer dans la tête des victimes, en profondeur», ont-ils expliqué à l’assistance.

Grâce à l’utilisation opportune de métaphores transposant en images les émotions d’anxiété des personnages et au jeu réaliste des deux comédiens qui les incarnent avec naturel, Charlotte Matte et Marc-André Trépanier, le film gagne en crédibilité. Matte et Trépanier, dont c’était la première expérience devant la caméra, ont d’ailleurs le même âge que leur personnage, soit 15 et 17 ans.

Marc-André a apprécié cette première expérience de tournage. Déjà, avant même de commencer, le sujet l’interpellait. «C’est une cause tellement actuelle et on en parle seulement en surface habituellement», déplore le jeune comédien, qui estime que William et Guillaume ont bien exploité le thème.

Ces derniers estiment quant à eux qu’on relate plus souvent l’acte d’intimidation en lui-même que l’effet et les émotions qu’il provoque chez ses victimes.

La cyberintimidation, cette nouvelle forme d’intimidation, a ses effets pernicieux en ce sens qu’en diffusant à la vitesse de l’éclair une information fausse ou préjudiciable à un large public par l’entremise des réseaux sociaux, elle amplifie les dommages pour le jeune qui en est au cœur.

Le personnage incarné par Charlotte voit une photo d’elle, nue, largement diffusée sur les réseaux sociaux et voit sa réputation entachée. Quant au personnage masculin, il est tourné en ridicule après avoir été filmé alors qu’il effectuait quelques pas de ballet.

Les gens qui ont assisté à la projection ont émis des commentaires élogieux en quittant la salle: «touchant», «j’ai versé une larme», «proche de la réalité».

Guillaume Boucher et William Robitaille souhaitent voir leur film présenté dans des écoles afin de sensibiliser la classe étudiante à ce phénomène destructeur. Ils en ont approché plusieurs. Le Collège Saint-Sacrement de Terrebonne présentera cette production le 11 novembre prochain.

 

 

 

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