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CSN, santé et services sociaux, Laurentides

On reconnaît Geneviève Viau et Nancy Dontigny, du Syndicat du personnel du Centre du Florès CSN, Marie-Claude Ouellette, présidente de ce syndicat, Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides CSN, et Marie-Ève Soucy, également du syndicat.

Santé et services sociaux: La CSN déplore le sous-financement des établissements

Une analyse des budgets des établissements du réseau de la santé et des services sociaux, récemment menée par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), conclut que le sous-financement est beaucoup plus important que ce que le gouvernement laisse croire.

Une analyse des budgets des établissements du réseau de la santé et des services sociaux, récemment menée par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), conclut que le sous-financement est beaucoup plus important que ce que le gouvernement laisse croire.

L’analyse de la CSN, précise-t-on dans un communiqué de presse acheminé aux médias, démontre l’existence de coupes nettes dans plusieurs secteurs pourtant identifiés comme des priorités par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

«Cette situation est plus inquiétante que jamais, selon Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides. Nous demandons au gouvernement de prendre acte des effets désastreux de l’austérité sur le réseau et de profiter du prochain budget pour réinvestir massivement afin de répondre adéquatement aux besoins de la population.»

À la suite de l’analyse des données, la CSN en vient à la conclusion qu’il aurait fallu investir près de un milliard de dollars de plus, entre 2010 et 2014, pour pallier les seuls effets de l’inflation et de la croissance de la population.

«Depuis 2011, ajoute Chantal Maillé, les établissements de la santé et des services sociaux n’ont plus les moyens de maintenir le même niveau de services à la population. Nous devons prendre conscience de l’ampleur du sous-financement de notre réseau. Le réseau est en crise. Les salarié(e)s du réseau le savent, la population le sait, et en examinant les données budgétaires, on comprend pourquoi. Ce goulot d’étranglement entraîne une accélération de la privatisation et un abandon progressif de la mission sociale du réseau.»

Toujours selon Mme Maillé, dans les Laurentides, ce que le gouvernement appelle «mesures d’optimisation», «une façon de désigner des coupes», dit-elle, ne serait donc que la pointe de l’iceberg.

«À partir du budget des établissements, les prévisions de coupes budgétaires pour l’année en cours (2016-2017) se chiffrent à 27 466 112 $ de coupes nettes dans les centres d’activité reliés au service à la population au CISSS des Laurentides. Même les secteurs jeunesse, prévention et l’urgence n’y échappent pas.»

Réaction du CISSS

Au CISSS des Laurentides, Alain Paquette, adjoint à la direction générale, admet que «la région des Laurentides fait face à un sous-financement qui remonte à plusieurs années», mais il dit aussi travailler en étroite collaboration avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) afin de corriger la situation.

«Dans ce contexte, a indiqué M. Paquette, le MSSS nous a d’ailleurs octroyé cette année une allocation de 10,2 millions de dollars dans le but de rétablir l’équité interrégionale. De plus, une somme de 3,6 M$ nous a été octroyée cette année pour l’augmentation de services de soutien à domicile dans la région des Laurentides.»

Paquette a par ailleurs ajouté être actuellement en attente de connaître le budget qui sera alloué aux Laurentides à la suite de l’annonce d’investissements provinciaux dédiés au développement de nouvelles places en hébergement et à l’ajout de personnel dans les CHSLD.

«Pour réaliser l’équilibre budgétaire et assurer l’accessibilité à des services de qualité, a-t-il conclu, nous avons adopté un plan d’amélioration de la performance clinique et financière de 12,2 millions de dollars. Contrairement à ce qui est avancé par la CSN, ce plan ne s’élève pas à 27 M$, mais plutôt à 12,2 M$, ce qui est deux fois moins élevé.»

Alain Paquette a en outre précisé que les mesures d’économie inscrites à ce «plan d’amélioration» n’affecteront en rien la qualité et la sécurité des soins et services offerts. On coupera plutôt dans la bureaucratie et l’administration au sein du réseau.

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