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Photo Benoît Bilodeau – C’est au haut de ce plateau que GBD Construction a prévu construire 139 unités de logement, dont 45 sont à venir dans la portion appelée le «plateau 3». Ici, la construction est en cours dans le «plateau 2».

Saint-Joseph-du-Lac: le projet de GBD sur le plateau 3 ira de l’avant

Malgré l’opposition et les craintes de plusieurs citoyens, la Municipalité de Saint-Joseph-du-Lac ira de l’avant avec le projet du promoteur GBD Construction, au sud-est du chemin Principal et de l’autoroute 640, dans la partie des Plateaux des Ruisseau située dans l’extrémité est de ce secteur, appelée le «plateau 3».

Le maire Benoit Proulx l’a confirmé lors d’une rencontre citoyenne virtuelle, tenue le mercredi 10 mars dernier, via la plateforme Zoom. Le projet, rappelons-le, vise à construire, dans trois îlots, au total 139 unités de logement, soit 48 (six habitations de huit logements) dans le plateau 1, 46 (23 maisons jumelées) dans le plateau 2 et 45 (neuf bâtiments de cinq logements) dans le plateau 3, celui qui se trouve au cœur de cette opposition et de ces craintes.

Pour débuter cette rencontre, des experts-conseils se sont d’abord faits rassurants quant à l’impact qu’aura le projet sur la circulation automobile et la sécurité routière dans ce secteur, sur l’impact acoustique que causera le projet, compte tenu de la proximité de l’autoroute 640, et sur la gestion des eaux de ruissellement.

Une forêt à préserver

Au-delà des points abordés par ces experts-conseils, si ce projet de construction suscite de l’opposition et des craintes, c’est qu’il sera réalisé dans une forêt que plusieurs souhaitent voir préservée dans son intégralité et qu’il est mené par un promoteur qui a mauvaise réputation en ce qui a trait la coupe d’arbres non autorisée; les récents évènements survenus à Sainte-Marthe-sur-le-Lac ayant notamment été évoqués par des citoyens, lors de cette rencontre.

La préservation de cette forêt, que fréquentent des gens depuis plusieurs années déjà, est donc au cœur des préoccupations des opposants et ceux-ci ont tenu à le rappeler au maire Proulx et aux conseillers municipaux présents à cette rencontre.

On a même évoqué l’idée que la Municipalité achète ces terres, une option que refuse M. Proulx, car il ne souhaite pas refiler une facture qui risque d’être onéreuse sur le compte de taxes des contribuables. «De toute façon, GBD n’est pas intéressé à vendre; il faudrait alors exproprier. On ne veut pas aller là-dedans», a-t-il dit à ce sujet.

Le maire a aussi tenu à rappeler que ce terrain de trois millions de pieds carrés appartient au promoteur et qu’il est dans son droit de construire puisque le plan d’aménagement approuvé en 2016, lors d’une autre rencontre citoyenne le permet.

Deux millions de pieds carrés préservés

Également, M. Proulx a mentionné plus d’une fois que la Municipalité prévoit récupérer deux des trois millions de pieds carrés de cette forêt, que lui cèdera GBD Construction, de même qu’une bande de terrains longeant l’autoroute 640 et appartenant au ministère des Transports du Québec (MTQ). Des discussions sont respectivement en cours avec le promoteur et le MTQ (dans ce cas-ci, avec la collaboration de la députée Sylvie D’Amours) pour finaliser ces acquisitions. Propriété de la Municipalité, la portion de la forêt ainsi préservée serait éventuellement aménagée pour la rendre davantage accessible au public.

«Il faut savoir qu’il s’agit d’un terrain privé et que nous sommes chanceux que GBD nous permette d’y accéder. Je ne veux pas me mêler de ce qui est arrivé à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, mais tout ce que je peux dire, c’est que ça se passe bien à Saint-Joseph-du-Lac avec GBD et je suis convaincu que ça va continuer», de préciser le maire Proulx.

Au final, celui-ci a toutefois voulu être clair quant à la décision prise. «C’est un choix d’être un élu; cela ne nous est pas imposé. Ce n’est pas toujours facile. On prend des décisions, ça plait ou déplait. Une chose est certaine, on les prend toujours pour le mieux de la communauté, en toute transparence. On est à l’aise là-dedans; je ne me me sens pas comme quelqu’un qui fait des choses malhonnêtes. Loin de là. Et c’est pareil pour les membres de mon conseil municipal», a conclu celui-ci.

Insatisfaits, des citoyens ont cependant fait savoir, au lendemain de cette rencontre, que le «dossier est loin d’être clos».

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