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Roland et Carole Cloutier: Quand une tâche n'attend pas l'autre

Carole et Roland Cloutier, dans un champ de maïs. Et les épis ont pris fière allure depuis leur plantation!

Roland et Carole Cloutier: Quand une tâche n’attend pas l’autre

(NDLR) — Depuis l’arrivée du printemps, la Ferme Roland Cloutier, située dans la partie rurale de Saint-Eustache, a amorcé un nouveau cycle de production qui se poursuivra jusqu’au mois d’octobre prochain. Depuis la mi-avril, vous êtes invités, grâce à une série de reportages, à suivre Roland Cloutier et sa femme, Carole, afin de découvrir toutes les étapes qui les mèneront, selon le moment, à la récolte des fraises, tomates, maïs, courges et citrouilles que ceux-ci produisent.

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«Chu d’dans… En plein d’dans jusqu’aux dents…» Voilà ce que disait Robert Charlebois dans sa chanson Fu Man Chu, parue originalement en 1972. Et pour être d’dans, Roland et Carole Coutier, deux producteurs maraîchers du chemin Fresnière, à Saint-Eustache, le sont pas à peu près ces jours-ci alors que les récoltes s’accumulent, tout comme les heures de travail. L’été, pour eux, c’est loin d’être des vacances!

Car qui dit récolte ne dit pas nécessairement repos. Après les fraises, la toute première récolte de la Ferme Roland Cloutier qui date déjà de la mi-juin, sont arrivés les haricots verts et jaunes, et, tout récemment, les premiers épis de maïs qui ont pris fière allure depuis leur plantation.

Il faut cueillir, puis disposer le tout dans les étalages du kiosque de fruits et légumes qu’opèrent Roland et Carole Cloutier pour une 24e année consécutive. Depuis son ouverture, le 12 juin dernier, les habitués sont de retour, au grand bonheur du couple eustachois pour qui ces clients sont aussi de bonnes connaissances qu’il fait bon retrouver. Ici, une dame raconte comment elle vécu la fameuse tornade du 25 mai dernier qui a soufflé sur une partie du secteur de Saint-Benoît, à Mirabel. «Un peu plus, le toit de la maison, qui s’est soulevé un peu, était emporté par le vent. Cela a duré 30-40 secondes et je n’ai même pas pensé à descendre au sous-sol», raconte-t-elle à Roland et Carole lors du passage de nos journaux à la Ferme Roland Cloutier. «On a beaucoup de plaisir. On prend des nouvelles du petit. On rigole! C’est vraiment intéressant de voir que la plupart reviennent chaque année», mentionne Carole.

La saison des récoltes, cela signifie de bonnes journées de travail pour le couple eustachois. Ainsi, Roland Cloutier et l’un de ses fils peuvent parfois se lever à 5 h, le samedi matin en particulier, pour aller cueillir des épis de maïs dans le champ en prévision de la journée. S’il y a de la rosée, il faut revêtir obligatoirement un imperméable et de bonnes bottes pour éviter d’être tout mouillé. «En une heure et quart environ, on peut ramasser l’équivalent de 35 à 40 poches qui, chacune, contiennent six douzaines d’épis», raconte Roland Cloutier. Cela signifie jusqu’à 2 880 épis de maïs! Et les épis mis en vente, faut-il le préciser, sont toujours cueillis, ou «cassés», comme le veut l’expression, le jour même. «Sinon, il n’a pas le même goût», précise le producteur pour qui le mois d’août, le mois des épluchettes de blé d’Inde, sera pas mal occupé.

Aux produits cultivés à la ferme même s’ajoutent des fruits et légumes que Roland va chercher, trois fois par semaine, au Marché central, à Montréal, afin d’être en mesure d’offrir un choix complet aux clients. Le samedi, Roland Cloutier doit aussi charger le camion en prévision de sa journée qu’il passera au Marché public du Vieux-Saint-Eustache où il tient un kiosque. «Là, nous montons nos tables, de façon à être prêts à accueillir les clients vers 8 h – 8 h 15», dit celui qui sera sur place jusqu’à la fermeture, soit jusqu’à 13 h 30.

Sa femme, Carole, n’est pas en reste. Si les journées du lundi et du mardi servent en partie à effectuer les courses de la semaine, les autres journées demeurent aussi fort occupées. Particulièrement les vendredis, samedis et dimanches, alors que Carole passent une bonne partie de son temps à cuisiner les différentes tartes et produits qu’elle apprête avec le grand sourire. Si elle ne veut pas dire combien de tartes sortent de son four chaque semaine, elle avoue que c’est beaucoup. «Parfois, il en manque, et des clients préfèrent attendre une quinzaine de minutes pour repartir avec leurs tartes», dit-elle en rigolant. Tartes évidemment encore toutes chaudes!

L’été est donc bon? «Oui, nous avons un bel été. Nous sommes gâtés. Plus que la Rive-Sud par exemple. Ici, nous avons eu droit à suffisamment de pluie et à beaucoup de soleil pour que tout pousse correctement. L’an dernier, nous avions eu beaucoup de pluie. Et cette année, les récoltes se font de sept à dix jours plus tôt qu’à la normale», dit l’homme de 57 ans qui ne semble jamais découragé. «La nature replace vite les choses», philosophe celui qui, on s’en doute, en a vu d’autres.

Mais, ce n’est pas fini tout ça! Il faut maintenant aller cueillir les premières tomates de la saison. Comme quoi une tâche n’attend pas l’autre à la Ferme Roland Cloutier! Même en été!

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