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Robert Grégoire: le gigantesque legs d’un homme engagé

L’ancien directeur du Centre d’entraide Racine-Lavoie

Robert Grégoire: le gigantesque legs d’un homme engagé

Ancien directeur du Centre d’entraide Racine-Lavoie

Après 23 ans à la tête de l’un des plus importants organismes communautaires des Basses-Laurentides, le Centre d’entraide Racine-Lavoie, Robert Grégoire a décidé de relever un nouveau défi: la retraite active.

Réputé pour son engagement social, il y a fort à parier que les préoccupations humanitaires de ce diplômé en théologie ne seront pas totalement écartées de sa nouvelle vie.

Difficile à croire, mais l’homme qui sait attirer la confidence de tous, arrive à peine à parler de ses réalisations à titre de dirigeant de l’organisme bien connu. Empreint d’humilité, il tire les grandes lignes de son mandat sans élaborer sur les détails. Il faut insister. L’idée même d’être l’objet d’un reportage sur ce qu’il laisse au Centre, en le quittant, le surprend.

Mais pas les gens l’ayant entouré durant des années. Sans lui, dit-on, le Centre d’entraide Racine-Lavoie ne serait pas devenu l’organisme d’aide de référence dans la MRC de Deux-Montagnes.

Il faut se rappeler que Thérèse Lavoie avait fondé cet organisme d’entraide en collaboration avec l’église de Saint-Eustache en 1972 et que sa mission paroissiale a ainsi perduré jusqu’à l’arrivée de M. Grégoire, en août 1989.

Celle qui vient de lui succéder à la direction de l’organisme, Dominique Bastenier, l’affirme sans hésiter. Robert Grégoire a donné un sérieux coup de barre au Centre. «Il a eu un énorme impact dans la communauté. Il a mis beaucoup de choses en place. Il a toujours lutté contre la pauvreté. Par sa vision, ses idées et son implication, il a fait du Centre un organisme incontournable dans la MRC», insiste-t-elle.

Année après année, le directeur de l’organisme a développé des liens utiles avec d’autres organisations régionales importantes, dont Centraide Laurentides. Il a été le premier président du Regroupement des organismes communautaires des Laurentides, et a pris part à la création du Grenier populaire. «J’ai compris que réseauter était la clé de tout. Je ne voulais pas travailler seul. J’aime profiter des idées des autres», confie-t-il.

Son implication à gauche et à droite a rejailli sur le Centre. Une fois reconnu à la grandeur des Laurentides, l’organisme a été inscrit au Programme de soutien aux organismes communautaires et s’est vu attribuer le titre de «principale ressource d’aide dans Deux-Montagnes».

Depuis, l’aide gouvernementale a gonflé. «Quand je suis arrivé, le budget annuel était de 70 000 $. En 2013, il est de 665 000 $», laisse savoir avec fierté l’ancien directeur.

Le Centre a aussi été déménagé, puis agrandi. C’est encore lui qui est derrière le déploiement croissant des programmes et services offerts aux usagers au fil des ans.

Dans la communauté eustachoise et au Centre, son sens de l’écoute et sa gestion consultative ont laissé une empreinte profonde. Son humanité n’est pas feinte. «Il savait amener les gens plus loin qu’eux-mêmes s’en sentaient capables, autant les travailleurs que les bénévoles», raconte Mme Bastenier. «Robert Grégoire a été un mentor pour nous. Il était très écouté et savait respecter les opinions des autres», ajoute celle qui dirige désormais le Centre d’entraide Racine-Lavoie.

«Moi, je ne m’attends pas à chausser ses bottines, car ce sont d’énormes bottines.»

 

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