- PUBLICITÉ -

Image par stokpic de Pixabay – Depuis la fin du mois de septembre dernier, les restaurateurs situés en zone rouge ont été obligés de fermer leur salle è manger, comme c’est le cas dans les Basses-Laurentides.

Restauration: les chambres de commerce se mobilisent

Afin de les aider à renouer le plus rapidement possible avec leurs opérations habituelles, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et ses membres proposent au gouvernement du Québec un ensemble de pistes de réflexion qui se veulent en quelque sorte un «contrat moral» avec les restaurateurs qui risquent, pour plusieurs d’entre eux, de ne jamais se relever face à ces longs mois de fermetures successives.

La Chambre de commerce et d’industrie MRC Deux-Montagnes (CCI2M) et la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville (CCITB) appuient, entre autres, cette démarche. Le gouvernement, rappelons-le, a confirmé que les restaurants resteront fermés, à tout le moins jusqu’au 11 janvier prochain, dont ceux des Basses-Laurentides.

Un cri du cœur

«La communauté d’affaires pousse un cri du cœur devant [la présente] situation. Les entreprises ont suivi toutes les consignes depuis le tout début de la pandémie […], ont investi pour adapter leur commerce, ont refermé temporairement et maintenant, on repousse encore une fois leur réouverture. On ne peut rester insensible à la réalité que ces entreprises vivent», de faire valoir le président-directeur général de la FCCQ, Charles Milliard.

Parmi les pistes de réflexion soumises, mentionnons: permettre aux restaurateurs d’ouvrir à un nombre restreint de personnes leurs salles à manger du 24 au 27 décembre; annoncer dès que possible la réouverture des opérations en salles à manger, afin d’accorder un délai raisonnable pour s’y préparer; éviter la fermeture complète des salles à manger à l’avenir; pénaliser plus sévèrement les récalcitrants et tenir compte des particularités régionales qui créent des situations inéquitables entre zones oranges et rouges qui se côtoient, comme c’est le cas dans les Laurentides.

Une démarche appréciée

Propriétaire, depuis 21 ans, du restaurant Maison François, à Sainte-Thérèse, Yves Gravel apprécie la démarche initiée par la FCCQ et les chambres de commerce, et se dit en accord avec les pistes de réflexion soumises, exception faite de l’ouverture des salles à manger durant la période des Fêtes.

«C’est un coup d’épée dans l’eau. Avant d’ouvrir, il faut commander auprès de nos fournisseurs, embaucher du personnel, ce qui sera encore plus difficile qu’avant la pandémie, ne sachant pas si les gens, et combien, viendront. Surtout que ce sont les journées pour recevoir à la maison. En tout cas, moi je ne vais pas rouvrir. Mais, pour tout le reste, ça tient la route», d’indiquer le restaurateur qui est aussi membre du conseil d’administration de l’Association Restauration Québec (ARQ.

Celui-ci rappelle que les restaurateurs ne l’ont pas eu facile, cette année, en raison de la COVID-19. «Nous n’aurons été ouverts que trois mois sur dix depuis le début de la pandémie, et avec des restrictions. En temps normal, notre marge de profit est mince. Dans mon cas, j’ai perdu 50 % de mon chiffre d’affaires. Oui, nous avons droit à des prêts, mais s’endetter n’est pas la solution. Et, à partir du 11 janvier, il faudra surtout arrêter de nous fermer à répétition», lance M. Gravel qui se fait sarcastique en disant qu’il pourra souper chez lui le soir de Noël et regarder le Bye Bye pour la toute première fois en 21 ans…

À LIRE AUSSI:

Les préfets des Basses-Laurentides proposent d’ouvrir les restos

 

 

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top