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Repas et plaisir: une recette secrète?

Photo Michel Chartrand - La conférencière Isabelle Thibault, invitée dans le cadre des Belles Rencontres.

Repas et plaisir: une recette secrète?

Une conférence d’Isabelle Thibault

Dans la conférence qu’elle a donnée à Saint-Eustache, dans le cadre des Belles Rencontres, la nutritionniste Isabelle Thibault a abordé le rapport que nous entretenons avec la nourriture. Son but: faire rimer repas et plaisir.

D’emblée, Mme Thibault avance que le plaisir est augmenté lorsque les repas sont préparés par la famille: «Pour moi, c’est un pur bonheur de vous parler du plaisir de manger. D’abord, parce que ça me fait du bien de parler d’alimentation sans avoir comme élément central le sodium, l’hypertension, le gras, le cholestérol, les maladies cardiovasculaires et plus encore, mais aussi parce que le plaisir est, pour moi, l’ingrédient de base d’une saine alimentation.»

Que retenons-nous de la façon dont se passaient les repas dans notre enfance? Comment nos repas se passent-ils actuellement? Est-ce que les repas sont des moments généralement agréables? Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez y changer? Ces quelques questions ont lancé la discussion.

En raison de la vaste gamme des produits alimentaires qui nous sont accessibles, il est facile d’en perdre son latin, croit-elle, sans compter les multitudes de questions que soulève l’alimentation d’aujourd’hui, notamment sur les aliments santé et les mises en garde de toutes sortes sur certains produits: «À travers ce flot d’informations, chaque jour nous sommes confrontés à faire des choix pour nous nourrir et nourrir nos proches», dit-elle.

Il est intéressant de noter quelques statistiques sur la publicité: «23 % de la publicité concerne les aliments et 75 % des aliments présentés dans ces publicités ne sont pas présents dans le Guide alimentaire canadien

Mme Thibault précise aussi que notre rapport à la nourriture a été modifié au rythme des divers changements qui se sont opérés au fil du temps: l’urbanisation, le travail des femmes, les niveaux de vie et de scolarité et la consommation de masse ont monté en flèche, alors que le temps et le budget alloués à l’alimentation, les habiletés et le savoir-faire, de même que l’aspect social des repas, ont été mis plus de côté.

Or, le fait de prendre une pause pour manger, notamment en famille, comporte une foule de bienfaits, affirme Mme Thibault: les aliments que l’on y mange sont meilleurs pour la santé des membres de la famille. Plus encore, elle souligne que nos cinq sens sont mis à contribution lorsqu’on mange, et qu’ils peuvent faire partie de l’équation lorsque vient le temps de profiter de ce que nous avons préparé.

Cuisiner en famille comporte d’autres avantages, rappelle la nutritionniste: il s’agit d’un excellent moyen de transmettre nos valeurs et nos traditions et de contrôler la qualité des éléments qui sont consommés.

Mme Thibault invite la population à découvrir autant les produits de chez nous que la nourriture et la façon de l’apprêter provenant d’autres cultures. Elle conseille aussi de participer aux différentes activités mettant à l’honneur la bonne bouffe: fêtes gourmandes, cueillette de denrées alimentaires à même les champs, visites à la ferme ou dans les boulangeries artisanales, marchés publics et autres.

Finalement, elle souligne que notre vie quotidienne donne l’occasion, plus d’une fois, de mettre l’alimentation à l’honneur, du simple souper d’amis aux festivités comme Noël, Pâques et l’Action de grâce.

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