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Crédit photo Assemblée nationale du Québec – La ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau.

REM: La ministre Rouleau se refuse à envisager tout report

Alors que les mauvaises nouvelles s’accumulent et laissent présager un retard dans l’échéancier prévu, des membres du Comité des usagers du train de Deux-Montagnes ont rencontré, le vendredi 25 octobre dernier, la ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau, et un groupe d’experts, mais n’ont pas réussi à les convaincre d’envisager de reporter les travaux projetés pour le Réseau express métropolitain (REM) sur la ligne Deux-Montagnes afin de mettre en place des mesures d’atténuation plus convenables que celles annoncées en septembre dernier.

«Malgré nos arguments bien préparés et appuyés par vos commentaires [ceux des usagers], toute option est, semble-t-il, non négociable. Aucune autre option apportant des changements substantiels n’a été reçue ou proposée pour alléger la situation de la phase 1 des travaux. Le respect de l’échéancier de l’ensemble du projet REM est, selon la ministre, impossible à bouger. Nous en concluons que le respect des échéanciers est plus important que le respect de la qualité de vie des usagersl» , peut-on lire sur le compte rendu qui a été publié sur le groupe Facebook «Mouvement/Rally Train Deux-Montagnes» , dans les heures qui ont suivi cette rencontre qui a duré deux heures, plutôt qu’une comme prévu initialement.

Un engagement non respecté

Les membres de ce Comité des usagers en ont aussi profité pour rappeler à la ministre Rouleau l’engagement qu’avait pris le député caquiste Benoit Charette en septembre 2018, lors de la dernière campagne électorale, avec le candidat Eric Girard (aujourd’hui ministre des Finances), de ne pas interrompre le service «tant que des mesures [d’atténuation] efficaces ne seront pas en place» selon ce que votre hebdo L’ÉVEIL avait rapporté à l’époque.

Un rappel qui n’a, semble-t-il, pas ébranlé la ministre Rouleau qui «croit que, dans l’ensemble, les mesures de mitigation offertes vont fonctionner et, qu’au besoin, des ajustements pourront être effectués» , précise-t-on dans ce même compte rendu.

Seule bonne nouvelle pour les usagers; la ministre responsable de la région de Montréal et de la Métropole ayant émis le souhait de remettre en place un comité composé d’experts choisis (incluant le ministère des Transports) et de représentants des usagers afin de discuter d’autres mesures de mitigation qui pourraient être mises en place subséquemment. «L’aspect positif est que nous pourrons avoir une place à la table» , de souligner le Comité des usagers à cet égard.

Un sondage auprès des usagers

Aussi, lors de cette rencontre, les résultats d’un sondage mené auprès de 310 usagers sur une période de cinq jours au cours du mois d’octobre ont été remis à la ministre Rouleau.

Selon ce sondage, 76 % des répondants craignent que les impacts liés à ces travaux aient un impact très important sur leur santé mentale et 78 % considèrent que leur travail en sera très affecté. Aussi, 76 % sont d’avis que leur vie familiale en sera très affectée. Plus de 50 % des travailleurs sondés ont des enfants de 13 ans et moins.

«Les gens de nos communautés sont inquiets, anxieux et se sentent abandonnés. Le statu quo est impensable. Au nom des usagers, nous demandons au gouvernement de respecter sa parole et de répondre aux préoccupations vitales de ces derniers» , note-t-on, enfin, en marge des résultats de cette pétition.

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