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De nombreuses manifestations, dont celle-ci d’Ellen Gabriel en 2017, ont eu lieu dans le secteur de la Pinède où se trouvent des terres revendiquées par le Conseil Mohawk de Kanesatake.

Relations Oka-Kanesatake: Québec dépêche Paul Girard pour prendre le pouls

Ancien sous-ministre, Paul Girard s’amène à Oka. Dépêché par le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, il a pour tâche de trouver des solutions afin de réduire les tensions entre les communautés d’Oka et de Kanesatake.

Lundi dernier, le maire Pascal Quevillon rencontrait M. Girard à la mairie d’Oka. Il s’est dit heureux de sa nomination et de la pro-activité de Québec dans ce dossier. Alors que certains parlent de Paul Girard comme d’un médiateur et d’autres d’un négociateur, M. Quevillon a indiqué ne pas aimer le choix de ces termes.

«Il est ni un négociateur, ni un médiateur. Il est là pour prendre le pouls afin de trouver des solutions et régler la problématique. Il est ici pour prendre des informations. Il va aussi rencontrer les représentants de la MRC et du conseil Mohawk», a relaté le maire d’Oka.

Un dossier fédéral

Lorsque ce dernier évoque ces problématiques qui ont eu pour effet de faire croître les tensions entre Okois et Mohawks au fil des ans, il en cible quelques-unes en particulier, dont la multiplication des cabanes à cigarettes et marijuana, la construction sur des terres revendiquées dans le secteur de la Pinède et la nécessité pour Kanesatake d’avoir son propre corps policier. Ces points ont évidemment meublé ses discussions avec l’envoyé de Québec.

«M. Girard a fait preuve d’une belle ouverture. Il va analyser la situation, voir ce qui cloche. Mais je ne pense pas que ça se règle demain matin», d’ajouter le maire d’Oka, rappelant qu’il s’agit avant tout d’un dossier fédéral.

«Ce dossier n’est pas de juridiction municipale, ce n’est donc ni à Oka, ni à Québec qu’il va se régler, mais à Ottawa. C’est le fédéral qui a le pouvoir!»

Paul Girard bénéficie de quelques mois pour procéder à son analyse de la situation. Il doit présenter son rapport à Ian Lafrenière au plus tard le 31 mars.

«Il y a 52 communautés autochtones au Québec, a conclu Pascal Quevillon. Nous sommes privilégiés d’avoir une personne spécialement attitrée chez nous».

À Kanesatake, le grand chef Serge Otsi Simon, en entrevue avec la Société Radio-Canada (SRC), s’est dit du même avis que son homologue okois, content de voir un élu provincial le consulter enfin afin de trouver des solutions.

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