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Rejet du pacte de Legault

Le président du SESBL, Martin Lauzon, entouré du vice-président aux relations de travail, Pierre St-Jacques, et de la vice-présidente à la vie pédagogique, Sylvie Turgeon.

Rejet du pacte de Legault

Syndicat de l’enseignement secondaire des Basses-Laurentides

Réunis en assemblée générale, le 8 février, les enseignantes et enseignants membres du Syndicat de l’enseignement secondaire des Basses-Laurentides (SESBL) ont massivement rejeté l’idée même du plan d’action proposé et présenté par la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ), en novembre dernier.

Ce plan, décrit dans le document de consultation intitulé Se doter de l’un des meilleurs systèmes d’éducation au monde d’ici 2020, disponible sur le site Web de la CAQ, au [www.coalitionavenirquebec.org], propose notamment aux enseignants une hausse salariale moyenne de 20 %, en retour d’une évaluation et d’une redéfinition de la sécurité d’emploi. Or, c’est précisément ces deux derniers points qui font sourciller le président du SESBL, Martin Lauzon.

«Alors que M. Legault laisse croire que les enseignants sont d’accord avec son plan, nous avons demandé directement à nos membres, par vote secret, ce qu’ils pensent de ce fameux pacte», a-t-il indiqué en point de presse lundi dernier. Sur les quelque 250 membres présents à l’assemblée, 214 ont rejeté le pacte contre 4 qui se sont prononcés en sa faveur. «Le pacte a été rejeté à 98,2 % des membres votants. C’est donc sans ambiguïté que nous lançons un message clair: M. Legault, nous ne voulons pas de votre pacte», a-t-il ajouté.

Évaluation et sécurité d’emploi

Par son intervention, M. Lauzon se questionne sur les réelles motivations derrière la démarche de M. Legault. «Il nous dit que la réforme n’a pas tenu ses promesses en raison des dérapages connus lors de sa mise en œuvre, mais veut rendre imputables les enseignants, de la réussite des enfants. Or, c’est lui-même qui était ministre de l’Éducation au moment de son implantation», soulève-t-il.

Qui plus est, M. Lauzon déplore le congédiement des incompétents préconisé par M. Legault, alors que, dit-il, des enseignants incompétents sont déjà congédiés chaque année. En moyenne un ou deux par année, avance-t-il, parmi les membres du SESBL, pour «négligence à remplir ses devoirs». Aucun encore cette année.

Reste que selon lui, ce n’est pas en enlevant la sécurité d’emploi (M. Legault parle de contrat de 3 à 5 ans) et en évaluant le personnel enseignant sur la seule base des résultats des élèves et de la satisfaction des parents que le système scolaire ira en s’améliorant.

«Par cette déclaration, nous voulons aviser tous les citoyens et parents de la région que nous ne voulons pas de ce pacte qui ne sert en rien l’intérêt des élèves et du personnel enseignant. Si M. Legault cherchait un vent de changement en éducation, il aurait pu annoncer un retour à l’évaluation systématique des connaissances, l’arrêt de l’intégration massive des élèves en difficulté ou même une diminution significative du nombre d’élèves par classe, par exemple», a-t-il énuméré. Au final, estime-t-il, derrière l’augmentation salariale de 20 %,il ne se cache que du mépris.

M. Lauzon a toutefois insisté sur le fait que le SESBL ne prend pas position pour ou contre la CAQ, mais seulement sur un aspect de son plan d’action, soit celui sur l’éducation.

Indiquons que le SESBL compte plus de 1 600 membres provenant des écoles secondaires, des centres de formation professionnelle et d’éducation aux adultes, ainsi que du milieu carcéral. Il est affilié à la Fédération autonome de l’enseignement.

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