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Québec solidaire appuie la demande d'une commission du BAPE

Le député de Mercier, Amir Khadir, de Québec solidaire.

Québec solidaire appuie la demande d’une commission du BAPE

Mine de niobium à Oka

Par la voix du député Amir Khadir, la formation politique Québec solidaire appuie à son tour la demande d’une commission du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) pour étudier l'acceptabilité sociale du projet de mine de niobium de la compagnie Niocan, à Oka, comme l’a réclamé déjà un front commun de Mohawks et Blancs de Kanesatake, d'Oka et de la région.

«L’acceptabilité sociale est un des piliers du développement durable dont se réclame le gouvernement du Québec dans ses discours officiels, a déclaré, par voie de communiqué de presse, le député de Mercier, Amir Khadir. Sans l’appui des communautés touchées directement, ce projet ne peut aller de l’avant. Faire le contraire serait rester prisonnier de la logique coloniale qui donne tous les droits aux minières. J’invite donc le ministre de l’Environnement à être cohérent avec ses propres discours en répondant favorablement à cette demande tout à fait légitime.»

Déjà, le conseil de bande de Kanesatake, la section Outaouais-Laurentides de l’Union des producteurs agricoles, une trentaine d’organisations de la région, la députée péquiste de Mirabel, Denise Beaudoin, et près de 5 600 personnes de la région dans une pétition signée à cet effet, réclament la tenue d’une telle commission.

Aussi, le Regroupement de solidarité avec les Autochtones a tenu, la semaine dernière, un rassemblement à Montréal, à l’occasion de l’assemblée des actionnaires de la compagnie Niocan, afin de justement dénoncer ce projet de mine de niobium à Oka.

Richard Lalonde fait le point

Par ailleurs, le maire d’Oka, Richard Lalonde, a tenu à faire le point à la suite du rejet par Niocan de l’offre d’acquisition déposée par la compagnie Augyva. Cette dernière, rappelons-le, a signé, au début du mois de juin, une lettre d’exclusivité avec la Municipalité d’Oka afin de procéder, sur une période de trois mois, à une évaluation du potentiel économique des matières qui se trouvent dans le parc des résidus miniers de l’ancienne mine de niobium de la St-Lawrence Columbium.

Également par voie de communiqué de presse, M. Lalonde a tenu à affirmer que «dans nos pourparlers avec les représentants de la compagnie Augyva, il n’a jamais été question des projets de la compagnie Niocan, ni d’une quelconque implication de leur part. […] L’entente signée en juin dernier entre la Municipalité d’Oka et la compagnie Augyva permet à cette dernière d’évaluer le potentiel économique des résidus contaminés en partie de l’ancienne mine, et ce, pour une durée de trois mois».

Et d’ajouter M. Lalonde: «À la suite des intentions d’Augyva d’acquérir des parts dans Niocan, la Municipalité réévaluera sa position dans l’intérêt supérieur de la population d’Oka et prendra une décision juste et éclairée.»

Se disant fier de l’entente d’évaluation entérinée entre les deux parties, M. Lalonde a tenu cependant à faire valoir qu’il n’hésitera pas à la proroger ou tout simplement à y mettre fin si la situation l’exige. «Si l’intérêt supérieur de la Municipalité commande d’aller en appel d’offres public, nous le ferons alors», a conclu le maire d’Oka dans son communiqué de presse.

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