- PUBLICITÉ -
Quand l’esprit de famille se multiplie

Quand l’esprit de famille se poursuit d’une génération à l’autre

Quand l’esprit de famille se multiplie

Une fête du jour de l’An hors de l’ordinaire

Si les gros rassemblements de famille font désormais partie d’une époque révolue, certains tiennent malgré tout à profiter de la traditionnelle fête du jour de l’An pour rencontrer tous les membres de leur grande famille élargie. Chaque année, les sœurs Monique et Lucie Leblanc, de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, croisent pas moins de 80 descendants de l’aïeule maternelle Birtz pour échanger leurs vœux annuels.

L’année 2013 n’aura pas fait exception. Le 5 janvier dernier, les sœurs Leblanc ont reçu les membres de leur grande famille à la Maison du citoyen, à Saint-Eustache, pour une soirée de célébration où boustifaille, jeux et jasette ont tenu tout le monde bien occupé.

D’année en année, chacune des sept familles se relaie pour organiser la soirée. Quand ce n’est pas à Saint-Eustache, c’est à Granby ou dans une autre municipalité de la couronne de Montréal, tous vivant assez rapprochés les uns des autres.

«On fait ça depuis 50 ans. À l’époque, ça se passait dans les maisons, mais les familles se sont agrandies, alors on loue une salle», explique Monique Leblanc-Lemire, sœur de l’ancienne mairesse de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, qui a préféré lui céder la parole.

La Maison du citoyen a donc accueilli les quatre tantes âgées entre 70 et 80 ans, puis une trentaine de cousins et cousines avec leurs conjoints, en plus des petits-cousins et petites-cousines avec leur marmaille.

Évidemment, quelques traditions se perdent avec l’agrandissement de la famille: celle du repas cuisiné maison, notamment. Trop compliqué à organiser. On achète tout déjà cuisiné et on divise les frais ensuite. Une formule qui fait l’affaire de tous.

Après le repas, on a procédé à l’échange des vœux, on a discuté, on s’est amusés. En milieu de soirée, c’était la danse pour tous avec discomobile. Mais juste avant, il y a eu les jeux: chaise musicale et la fabrication de bonshommes de neige.

Des bonshommes de neige? «Eh bien oui, rapporte Monique Leblanc-Lemire. Quelques hommes ont été désignés pour être transformés en bonshommes de neige à l’aide de papier hygiénique.» Un moment cocasse qui, selon elle, a donné lieu à de nombreux fous rires, chacun ayant retrouvé son esprit d’enfant.

«Cette soirée nous permet de savoir où nos cousins sont rendus dans leur vie, sinon on ne les verrait seulement qu’au salon funéraire. En gardant le contact avec eux, on sait qui vient de démarrer une entreprise, qui vient de s’acheter une maison, on apprend les nouvelles grossesses», raconte Mme Leblanc-Lemire qui, elle, s’est chargée d’annoncer à tous qu’elle vient d’ouvrir une nouvelle garderie avec sa fille.

Les descendants de la grand-mère Birtz se donnent aussi rendez-vous l’été à l’occasion d’une épluchette de blé d’Inde extérieure, une formule plus simple à organiser.

«Nos rencontres impressionnent les gens, car il y a de moins en moins de grosses familles. C’est de plus en plus rare de garder l’esprit familial. Nous, on y tient: l’esprit familial est fort chez nous. Si on a besoin de quelqu’un, il y en a toujours un qui est là», fait savoir Monique Leblanc-Lemire.

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top