- PUBLICITÉ -
Projet-pilote à la gare Deux‑Montagnes: L’AMT tarifera 20 % des places de stationnement

Dès le mois d’avril prochain

Projet-pilote à la gare Deux‑Montagnes: L’AMT tarifera 20 % des places de stationnement

À compter du mois d’avril prochain, il en coûtera 50 $ par mois pour les usagers intéressés à avoir un espace réservé pour stationner leur automobile à la gare Deux-Montagnes, l’une des cinq gares à tester un projet-pilote de l’Agence métropolitaine de Montréal (AMT).

«L’AMT nous a appelés pour nous annoncer cette nouvelle, pas pour en débattre…», a fait savoir le maire Denis Martin devant des citoyens qui assistaient à la séance ordinaire du mois de janvier des membres du conseil municipal.

Selon les informations qu’a obtenues M. Martin de l’AMT, 20 % des 1 200 places de stationnement que l’on retrouve à la gare Deux-Montagnes, donc un total de 240 places, seront tarifées. Le maire Martin ne sait cependant pas encore quelles seront ces places exactement.

«Nous ne pouvons pas confirmer les sites choisis dans le cadre du projet-pilote sur la tarification partielle des stationnements pour le moment. Soyez assurés que nous ferons des communications en temps et lieux», a, de son côté, précisé par courriel Claudia Martin, conseillère relations médias pour l’AMT, lorsque questionnée par L’ÉVEIL.

«Ce qu’il faut savoir, c’est que nous ne sommes pas propriétaire de ce terrain de stationnement. Il appartient à 100 % à l’AMT et c’est elle qui le gère de la façon qu’elle le veut bien. Et les revenus qui seront générés par cette mesure iront dans les coffres de l’AMT, pas dans ceux de la Ville de Deux-Montagnes. Contrairement à ce que certains pensent, ce n’est pas une façon pour la Ville de Deux-Montagnes d’obtenir de nouveaux revenus pour boucler son budget», a tenu à bien préciser, en entrevue avec L’ÉVEIL, le maire Denis Martin au lendemain de cette séance.

Si seulement 20 % des espaces de stationnement seront payants, cela ne manquera pas d’inciter, craignent certains citoyens, des usagers du train à garer leur automobile dans les rues environnantes, occasionnant du coup des débordements. «C’est sûr qu’il y a une inquiétude à ce nouveau. Déjà, la situation est complexe, car il y a plusieurs voitures stationnées dans les rues, ce qui cause des problèmes pour les citoyens qui y résident. Nous allons observer la situation et voir ce qu’il y a lieu de faire», a ajouté, toujours en entrevue, le maire de Deux-Montagnes.

La création d’une «vignette résident» n’est donc pas à exclure. «C’est une piste que nous allons étudier», a indiqué le maire Martin lors de cette même séance ordinaire.

Par ailleurs, certains citoyens se sont interrogés sur cette stratégie de l’AMT qui pourrait être contreproductive par rapport à la volonté d’encourager le transport collectif au détriment de l’auto.

Rappelons que c’est au mois de décembre dernier que l’AMT a, pour la première fois, parlé de son intention de tarifer des places dans les stationnements incitatifs afin d’augmenter ses revenus. Pour l’instant, cinq gares de la Rive‑Nord seront touchées par ce projet-pilote de l’AMT, dont celle de Deux-Montagnes. La gare Grand-Moulin, également située sur le territoire deux-montagnais, ne serait pas touchée par cette nouvelle mesure pour le moment.

«Nous sommes un des seuls endroits en Amérique du Nord à ne pas tarifer les stationnements incitatifs. Dans la région de Montréal, les stationnements débordent et certains clients sont prêts à payer pour avoir une place assignée», avait expliqué le président-directeur général de l’AMT, Nicolas Girard, au quotidien La Presse, en décembre dernier.

Avec la collaboration de Benoît Bilodeau

 

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top