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Problème de surverse à Saint-Eustache: Un programme sur 10 ans

Les trois secteurs résidentiels de Saint-Eustache

Problème de surverse à Saint-Eustache: Un programme sur 10 ans

La Ville de Saint-Eustache a déposé un programme au ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs en vue de régler les problèmes de surverse dans la rivière des Mille Îles occasionnés par des débordements d’égout.

Le maire de Saint-Eustache, Pierre Charron, et le conseiller municipal responsable des dossiers de l’environnement et des services techniques, Germain Lalonde, ont dévoilé lors d’un point de presse, les détails de cette annonce, pour un programme qui devrait se réaliser sur une dizaine d’années.

Saint-Eustache veut ainsi effectuer des modifications dans trois secteurs de la ville, soit les quartiers du Carrefour, des Moissons et des Îles. Dans ces secteurs, un seul et même réseau d’égout reçoit les eaux usées des résidences et les eaux de pluie. «Des structures de débordement y étaient alors aménagées pour soulager le réseau d’égouts en cas de pluies abondantes, et ainsi réduire les risques de refoulement dans les résidences avoisinantes, ont indiqué MM. Charron et Lalonde. Depuis, une loi du Ministère exige que les eaux usées et pluviales soient véhiculées par des conduits distincts. Celle-ci a eu pour conséquence de réduire de façon significative les risques de refoulement d’égouts et d’éliminer la nécessité d’installer des structures de débordement sur ce réseau.»

Par ailleurs, certains secteurs de développements résidentiels sont positionnés dans des endroits où la nappe phréatique est plus élevée. «Cela occasionne un taux d’infiltration fort important dans le réseau d’égouts», indique-t-on à la Ville. On devra ainsi effectuer des correctifs pour assurer l’étanchéité du réseau, «l’infiltration se produisant entre les résidences et le réseau municipal», a-t-on précisé.

Ces modifications nécessitent des investissements de 25 M$. La Ville indique toutefois que «ces montants sont susceptibles d’être admissibles au Programme de remboursement de la taxe d’accise fédérale sur l’essence, s’il est reconduit par les autorités fédérales».

Le maire Charron juge qu’il s’agit là de la seule façon de contrer le problème «et de protéger la qualité de l’eau de la rivière des Mille Îles», estimant que le fait d’étaler les travaux sur dix années permettra d’atténuer l’impact financier d’une telle dépense.

Le conseiller municipal Germain Lalonde estime pour sa part que les changements climatiques pourraient rendre les pluies abondantes plus fréquentes, d’où l’importance d’agir pour régler le problème.

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