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Prix Hommage bénévolat-Québec

Pierre Massie, président fondateur du Petit Peuple et porte-parole du prix Hommage bénévolat-Québec 2013 pour la région des Laurentides.

Prix Hommage bénévolat-Québec

Ça ne vous prendra que quelques minutes (30 à 45, tout au plus), mais faites vite, vous avez jusqu’au 12 décembre pour soumettre la candidature d’un organisme ou d’un bénévole dont l’action vous apparaît à ce point digne de mention qu’elle pourrait titiller le jury du prix Hommage bénévolat-Québec. Après cette date, votre merci serait tout autant apprécié, mais un peu moins officiel.

Les bénévoles ne recherchent pas nécessairement la reconnaissance, reste qu’une bonne tape dans le dos n’a jamais tué personne. «Pour nous, ce prix remporté en 2011 nous a donné beaucoup de crédibilité (et quelques commandites)», note Pierre Massie, fondateur du Petit Peuple, à Blainville, un organisme qui pratique «l’autonomie» depuis 23 ans et qui peine toujours à boucler son budget, ne reçoit aucune subvention de fonctionnement et ne rencontre pas même les critères de Centraide. Mais qui continue, parce que le monde ne pourrait tourner rond sans le bénévolat, une conviction qui n’admet pas l’équivoque dans l’esprit de celui qui agit à titre de porte-parole du prix Hommage bénévolat-Québec 2013 dans la région des Laurentides.

Toutes les raisons de faire du bénévolat sont bonnes, mais pour Pierre Massie, qui engage des jeunes à poser des petits gestes d’entraide dans leur communauté (et parfois des grands, dans le cadre de voyages humanitaires en République dominicaine et en Haïti), l’action altruiste procure autant de satisfaction à celui qui fait le don de soi qu’a celui qui reçoit. Pour dire les choses autrement, le bonheur du bénévole passe par le bonheur de l’autre. «Je ne connais pas un bénévole malheureux», avance encore Pierre Massie.

C’est comme ça qu’est né Le Petit Peuple, d’ailleurs, après que l’enseignant et animateur communautaire d’alors (c’était en 1989) eut supporté un groupe d’élèves de 1re secondaire qui voulait organiser une collecte de jouets pour des enfants démunis. «L’aboutissement de ce projet avait été vécu comme une victoire, pour les jeunes, raconte-t-il. Et qu’est-ce qui arrive quand on remporte une victoire? On en veut une autre. Le Petit Peuple, c’est 23 ans de victoires.»

Et au-delà de l’autosatisfaction, le bénévolat, parce qu’il implique forcément qu’on s’ouvre à l’autre et à sa réalité, mènerait forcément vers un questionnement sur soi-même, une manière d’apprendre à se connaître vraiment. «Ça les arme pour la vie», renchérit Pierre Massie qui, à la liste des vertus du bénévolat pour les jeunes qu’il côtoie, ajoute la persévérance, l’autonomie, le respect et le développement d’une conscience citoyenne.

L’émulation, aussi, puisque certains des jeunes qui étaient là, il y a 23 ans, reviennent parfois, avec leurs enfants, donner un coup de main, notamment pour les corvées de ramassage de feuilles qui font la marque du Petit Peuple auprès de la clientèle des personnes âgées.

À vous de jouer

Tout cela donnerait envie de soumettre à nouveau la candidature de l’organisme, mais vous aurez compris que ce n’est pas pour ça que M. Massie vous interpelle. Si vous connaissez une personne bénévole ou un organisme qui vous épate, il vous encourage à vous rendre sur le [www.ditesluimerci.ca], où vous pourrez télécharger le formulaire de mise en candidature (que vous pouvez aussi obtenir au 1 800 577-2844, poste 68159) et en savoir davantage sur la procédure à suivre.

Notez que, le 23 avril prochain, le gouvernement du Québec remettra une quarantaine de prix répartis dans les catégories Jeune bénévole – Prix Claude-Masson (jeunes de 14 à 30 ans), Bénévole (31 ans et plus) et Organisme. On signale une nouveauté, cette année: tous les individus ou organismes dont on aura soumis la candidature recevront un document attestant la chose, ce qui rendra votre merci à coup sûr officiel.

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