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Les préposées au retrait des dispositifs médicaux (PRDM) ont récemment manifesté devant l’hôpital de Saint-Eustache.

PRDM: Outrées de ne pas avoir droit à la «Prime COVID»

Les préposées au retrait des dispositifs médicaux (PRDM) qui oeuvrent dans les hôpitaux du Québec, dont ceux de Saint-Eustache et Saint-Jérôme, sont outrées de constater que leurs demandes soient demeurées lettres mortes. Appelées à désinfecter tout l’équipement utilisé pour soigner les patients atteints de la COVID-19, elles veulent être rémunérées à leur juste valeur.

Plus d’une cinquantaine de rencontres ont déjà été tenues depuis octobre 2019 entre le syndicat qui représente ses travailleuses, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), et le gouvernement du Québec. Au nombre des demandes de la partie syndicale, cette fameuse «Prime COVID». Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS-CSN estime que les PRDM y ont droit, plaidant qu’elles ont à manipuler et stériliser, et ce, sur une base quotidienne, des appareils qui servent dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Par exemple, elles doivent désinfecter des masques N-95, des instruments à risque d’être infectés.

«Très peu de personnes ont accès à ces primes-là. Les PRDM sont totalement écartées bien qu’on leur demande un effort supplémentaire. On fait beaucoup de surplace avec le gouvernement actuel! Le premier ministre a indiqué qu’il voulait régler la négociation rapidement, mais je vous dirais que c’est tout le contraire qui se passe aux tables de négociation!»

L’emploi de PRDM a beaucoup évolué au cours des dernières années, sans qu’il y ait majoration du salaire, ajoute Mme Marcotte, laissant entendre que l’équité salariale serait également un enjeu dans ces négociations avec Québec.

«Ce sont majoritairement des femmes qui occupent cet emploi-là. On ne reconnaît pas l’évolution de leur travail. Elles sont discriminées et c’est pourquoi nous avons déposé des plaintes en vertu de la Loi sur l’équité salariale

Moyens de pression

Le contexte de pandémie affecte actuellement la capacité du FISSS-CSN à se mobiliser. Pour le comité de négociation, il est toutefois primordial de se faire entendre.

«Les PRDM font partie des bas salariées du système de santé. Comparativement au secteur privé, les augmentations de salaire attribuées au personnel ne suivent même pas l’inflation. Ce n’est pas surprenant qu’aujourd’hui, nous rencontrions des problématiques majeures au niveau de la rétention et de l’attraction du personnel. Les salaires ne sont clairement pas compétitifs», s’indigne Josée Marcotte, qui constate déjà des taux d’absentéisme au travail «comme jamais vu par le passé» et des accidents de travail «en hausse fulgurante».

«Le gouvernement ne propose pourtant aucune mesure en santé-sécurité, mentionne la vice-présidente de la FSSS-CSN. Il y a un coût à cela. Il vaut mieux investir sur la prévention, mais malheureusement, nous sommes face à un gouvernement qui fait la sourde oreille.»

Les représentants de la FSSS-CSN sont actuellement en tournée du Québec afin de dresser un portrait global de la situation. Ils souhaitent intensifier leurs moyens d’action et éventuellement se préparer, si nécessaire, à la grève.

«Nous ne sommes pas à aller chercher des mandats pour exercer la grève, de conclure Josée Marcotte. On souhaite toujours voir le gouvernement changer de direction, mais on n’a pas d’autres choix que d’augmenter la pression.»

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