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PQ et PLQ ont manqué à leurs devoirs, estime Benoit Charette

Selon Benoit Charette, le déclenchement des élections est fort probable dès la mi-août.

PQ et PLQ ont manqué à leurs devoirs, estime Benoit Charette

Bilan de la dernière session parlementaire à Québec

Sans grande surprise, le député de Deux-Montagnes et membre de la Coalition avenir Québec (CAQ), Benoit Charette, a dressé un bien mauvais bilan de la dernière session parlementaire à Québec, estimant que le Parti québécois (PQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) ont manqué à leurs devoirs.

«Tout au long de la crise étudiante, le premier ministre du Québec et la chef de l’opposition officielle ont alimenté une polarisation du débat politique qui a pris le dessus sur tous les autres dossiers à l’Assemblée nationale. Pourtant, pendant que Jean Charest et Pauline Marois utilisaient tout leur temps de parole pour s’invectiver à propos du conflit étudiant, de nombreux autres dossiers sont passés sous le radar», a estimé, en conférence de presse, M. Charette, qui dénonce «l’absence de leadership du gouvernement libéral», estimant aussi que «le PQ a lui aussi contribué à étirer la crise en ne dénonçant que du bout des lèvres le non-respect des injonctions et en changeant de position sur la hausse des droits de scolarité à plusieurs reprises».

Il a affirmé que la bonification de l’aide financière aux étudiants moins nantis et l’instauration d’un régime de remboursement proportionnel au revenu sont des solutions proposées par la CAQ, avant même que le PLQ n’en fasse mention. «Il est déplorable que Pauline Marois soit incapable de reconnaître le mérite des solutions et encourage la poursuite du conflit en faisant preuve d’une aveugle partisanerie», a ajouté M. Charette.

Les «nombreux contrats douteux du ministère des Transports», de même que la fermeture d’Aveos, à Montréal, sont autant de dossiers dont se sont occupés les membres de la CAQ. «Pour la première fois de notre histoire, le paiement annuel des intérêts sur notre dette dépassera les 10 milliards de dollars, a déploré M. Charette. Et pourtant, ni le gouvernement ni l’opposition officielle ne s’en sont souciés au cours des derniers mois. C’est là, peut-être, le plus grand drame de cette session parlementaire.»

Benoit Charette n’a, par ailleurs, aucun regret en lien avec sa décision de quitter le PQ il y a un an. «Depuis mon départ, le PQ agit de façon extrêmement opportuniste dans le dossier étudiant, dit-il. À sa manière, il a contribué à faire perdurer le conflit en ne demandant pas aux associations étudiantes de permettre aux étudiants désireux de poursuivre leurs études, c’est-à-dire la vaste majorité, d’avoir accès à leurs cours. Pour aspirer à gouverner, il faut agir de façon responsable, et c’est tout le contraire de ce qu’a fait le Parti québécois.»

Selon lui, en acceptant les référendums d’initiative populaire, le PQ «a dû céder à sa frange la plus radicale», ce qui donnerait trop de pouvoir aux militants du PQ sur la mise à l’agenda d’un éventuel référendum.

Quant au bilan législatif, le député caquiste estime que le gouvernement Charest a proposé «un menu excessivement mince», selon une «vision à la petite semaine».

Enfin, il estime élevées les chances de déclenchement d’élections cet automne, aussi tôt que la mi-août. «Ça va permettre de légitimer le prochain gouvernement», dit-il alors que les libéraux sont «usés» par leurs nombreux mandats et que le PQ «n’est pas en mesure d’agir de façon responsable comme gouvernement».

 

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