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Alors que la deuxième vague de la COVID-19 s’amorce au Québec, l’APTS s’inquiète de la situation des enfants vulnérables.

Pénurie de personnel dans les services jeunesse

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), qui représente quelque 3 800 membres dans les Laurentides, n’a pas tardé à commenter le bilan annuel de la DPJ des Laurentides. Celui-ci, affirme sa représentante nationale, Marie-Ève Meilleur, confirme la pénurie de personnel dans les services jeunesse.

«Le thème de l’édition 2020, “Plus forts, ensemble!”, nous interpelle tout particulièrement. Il faut donner immédiatement les coudées franches aux intervenantes pour agir de concert avec la communauté et mieux accomplir leur mandat de protection de la jeunesse, comme le prône le bilan dévoilé aujourd’hui », fait valoir Marie-Ève Meilleur, représentante nationale à l’APTS avant d’ajouter que le bilan présenté par la DPJ démontre «encore une fois» l’urgence pour le gouvernement de s’attaquer sérieusement à la surcharge de travail des intervenantes.

Directrice responsable des centres jeunesse à l’exécutif APTS des Laurentides, Catherine Bonneville indique que le bilan présenté pour les Laurentides révèle que près de 285 enfants de plus que l’an dernier ont été pris en charge par la DPJ et que les signalements ont augmenté de plus de 6 % pour la même période.

Investir davantage

Pour l’APTS, plusieurs drames pourraient être évités en accordant davantage de ressources en prévention.

«Pour ce faire, soutient Mme Bonneville, un réinvestissement massif en première ligne s’avère nécessaire afin de mieux soutenir les familles du Québec. Il faut également maintenir un filet social fort en permettant à la protection de la jeunesse, au réseau scolaire, aux services de garde éducatifs à l’enfance et aux organismes communautaires de travailler en partenariat

Alors que la deuxième vague de la COVID-19 s’amorce au Québec, l’APTS s’inquiète de la situation des enfants vulnérables et appelle la population à redoubler de vigilance. Avec une augmentation annuelle de 12 % des signalements, on constate que la tendance est à la hausse depuis cinq ans au niveau national, bien que la première vague de la pandémie ait engendré, pour l’ensemble du Québec, une baisse de 20,5 % des signalements pour les mois d’avril, mai et juin. Avec le retour des mesures de distanciation et la scolarisation à la maison, l’APTS insiste pour que tout soit mis en œuvre afin d’éviter que des enfants passent entre les mailles du filet.

Conditions de travail

Pour renforcer les services offerts aux enfants et aux familles du Québec, il est primordial, soutient l’APTS, de revoir en profondeur les conditions de travail, d’exercice et de pratique du personnel des services jeunesse. Alors que des investissements de 6,3 M$ ont été annoncés par le ministre Carmant pour créer davantage de postes d’intervenantes dans les Laurentides, on peine à recruter des candidates pour prêter main-forte aux professionnelles en place, croulant sous la tâche.

«L’attraction et la rétention de la main-d’œuvre sont la clé pour améliorer les services, évoque Marie-Ève Meilleur. Il faut permettre aux intervenantes de prendre part à des espaces de concertation et mieux intégrer les nouvelles personnes salariées, notamment en libérant leurs collègues plus expérimentées d’une partie de leur charge de travail pour qu’elles et ils puissent leur accorder du soutien.»

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