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Oka: L’eau qui rend les citoyens mécontents

Le dossier de l'alimentation en eau potable continue à susciter des réactions à la mairie d'Oka.

Oka: L’eau qui rend les citoyens mécontents

Une centaine de citoyens d’Oka se sont à nouveau présentés à la séance du conseil municipal, le lundi 3 mars dernier, afin de rappeler à l’administration Lalonde leur mécontentement entourant le projet lié à l’usine de filtration d’eau potable.

Inquiets, s’estimant mal informés, une quinzaine d’entre eux ont littéralement monopolisé la séance, bombardant le maire suppléant Yves Lavoie de questions durant plus d’une heure et demie.

Occupant le siège de Richard Lalonde, absent tout comme le mois dernier, M. Lavoie leur a laissé savoir d’entrée de jeu que les informations entourant les coûts estimés pour les trois hypothèses de desserte envisagées figuraient désormais sur le site Web de la Municipalité.

«Ce sont les coûts préparés avec le Service technique et basés sur le rapport de services d’ingénieurs», a expliqué M. Lavoie, en ajoutant que les coûts présentés ne sont pas tous appuyés par des ingénieurs, mais sur une estimation basée sur l’expérience et les informations obtenues.

Alors qu’ils s’attendaient à recevoir une réponse à leur demande de moratoire déposée à la séance du 3 février, les membres du Mouvement citoyen d’Oka ont paru surpris de n’avoir point encore de réponse.

La signature des requérants étant absente du document, la demande aurait été ignorée, selon ce qu’en dit M. Lavoie. «La question était bien claire: on demande un moratoire», lui a signifié le citoyen Gilles Morel.

La période réservée aux citoyens a atteint son paroxysme lorsqu’une dame du Mouvement a demandé à chacun des conseillers de dire s’ils étaient au courant ou pas qu’il était possible pour la Municipalité de creuser un troisième puits à la condition qu’il ne serve qu’à l’usage normal des citoyens en eau potable, tel que le stipulait la correspondance de 2003 entre l’ancien maire Yvan Patry et Claudette Blais, de la Société de la faune et des parcs.

La question n’était pas superflue puisque M. Lavoie venait de répéter à plusieurs reprises que son équipe était le quatrième conseil en place à envisager l’agrandissement de l’usine.

Quelle ne fut leur surprise d’entendre les conseillers Luc Lemire et Gaétan Haché admettre être au courant de cette possibilité. «Depuis très longtemps», a signalé M. Lemire. «Depuis cinq ans», a précisé pour sa part M. Haché.

Jean-Claude Guindon et Jean-François Girard, nouvellement élus, affirment ne l’avoir appris qu’en janvier, tandis que Pascal Quevillon en a reçu la confirmation en communiquant directement avec le sous-ministre Léopold Gaudreault en novembre.

Cet interrogatoire improvisé a jeté un froid autour de la table du conseil et a semblé faire monter d’un cran la température des citoyens assis devant eux. «Pourquoi est‑ce que les gens ont le droit de nous poser des questions pièges à tout bout de champ?» a rétorqué le conseiller Guindon, visiblement exaspéré par la situation.

Le nom de la firme d’ingénierie ayant réalisé l’étude préliminaire pour la mise aux normes et l’agrandissement de l’usine, en 2010, n’est pas non plus passé inaperçu: Axor, une firme bannie de la liste du Bureau de l’autorité des marchés financiers, selon ce qu’a pu vérifier la citoyenne Jocelyne Lefebvre.

«J’ai entendu ce soir de nombreuses questions et je n’ai entendu que des réponses évasives, vaseuses. J’ai l’impression que ce conseil souffre du syndrome du maire Tremblay», a‑t‑elle lancé.

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