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Nouvelle école primaire à Saint-Joseph-du-Lac: Litige autour du choix du terrain

Le terrain du promoteur Benoît Dumoulin.

Nouvelle école primaire à Saint-Joseph-du-Lac: Litige autour du choix du terrain

La bonne nouvelle qu’a été l’annonce de la construction d’une nouvelle école primaire à Saint-Joseph-du-Lac divise dorénavant les élus municipaux et certains de ses citoyens quant au terrain où devrait être construit l’établissement scolaire.

Initialement prévue pour être construite sur un terrain situé à l’intersection du chemin Principal et de l’autoroute 640, appartenant au Groupe l’Héritage, administré par le promoteur immobilier Benoît Dumoulin, la nouvelle école serait maintenant érigée sur un terrain adjacent au parc Jacques-Paquin.

C’est qu’entre le moment où une entente a été conclue sous certaines conditions avec M. Dumoulin, visant l’acquisition de son terrain d’une superficie de 41 000 m2 et la confirmation de l’annonce du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, la situation a changé en cours de route.

C’est ce que s’est employé à expliquer le maire Alain Guindon, dans un document qu’il a fait parvenir, au cours des derniers jours, aux résidants des zones contiguës au terrain situé tout à côté du parc Jacques-Paquin, lesquels pourraient être appelés à approuver ou non le nouveau site par voie de référendum.

Ce document se veut une riposte à la publication d’un communiqué du promoteur Benoît Dumoulin, qui s’explique mal la «volte-face» de l’administration du maire Guindon, dans ce dossier. «Nous craignons que la Municipalité, pour des raisons occultes qui n’ont rien à voir avec les finances publiques, soit en train de forcer l’acceptation d’un site beaucoup trop exigu, contaminé et ne permettant aucune opportunité d’aménagements futurs», écrit M. Dumoulin, un natif de Saint-Joseph-du-Lac, dans ce communiqué de presse.

Dans son document, le maire Alain Guindon reconnaît qu’il y a eu une entente en décembre 2012, avec M. Dumoulin, pour acquérir son site d’une superficie de 41 000 m2 pour un montant de 1,9 M$, mais précise que l’entente avec le promoteur prenait fin le 30 avril 2013, puisque la Municipalité attendait alors la confirmation du Ministère; laquelle n’est venue qu’au mois de mai.

Entre-temps, explique M. Guindon, dans son document, la Municipalité a appris qu’une «importante portion du terrain du Groupe l’Héritage se trouve dans une zone composée de sols à prédominance argileuse, située au sommet d’un talus, pouvant être emportée par un glissement de grande étendue. De ce fait, une superficie correspondant aux 2/3 du lot en question est inutilisable sans l’obtention d’une expertise géotechnique qui démontre que le projet n’est pas menacé par un glissement de terrain».

Face à ces nouvelles informations et compte tenu du court délai qu’a la Municipalité de céder à la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI) un terrain pour y construire la nouvelle école, celle-ci a donc décidé de se tourner vers ce terrain adjacent au parc Jacques-Paquin, lui appartenant.

«Le choix entre un terrain gratuit (celui situé au nord-est du parc Jacques-Paquin) et un terrain de 1,9 M$ qui n’offre aucun avantage supérieur à celui du parc Jacques-Paquin, et qui s’avère également moins sécuritaire, a été facile à faire», écrit M. Guindon, assurant que le nouveau site ne comporte aucun risque et qu’il s’avère plus sécuritaire que le premier.

Toutefois, avant de céder le site adjacent au parc Jacques-Paquin, la Municipalité se doit de modifier le zonage de ce lot et de le faire approuver par les résidants des zones contiguës. Déjà, le nombre de signatures requises pour demander la tenue d’un référendum afin de faire approuver cette modification de zonage a été atteint. Pour éviter la tenue d’un tel référendum, la Municipalité tente maintenant d’obtenir un avis de renonciation de la part des résidants concernés. Elle a grosso modo jusqu’à la fin du mois d’octobre pour recueillir les quelque 500 signatures requises, et ainsi pouvoir céder dans les délais requis le terrain à la CSSMI.

«Si la municipalité ne peut respecter les délais fixés pour la cessation d’un terrain, cela viendrait compromettre la venue d’un nouvel établissement scolaire sur le territoire de Saint-Joseph-du-Lac», prévient, en guise de conclusion, le maire Guindon.

 

 

 

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