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Photo Nicolas T. Parent – Le ministre Marc Garneau, lors de son annonce à Mirabel concernant la reprise du processus de vente des dernières 748 acres expropriées en 1969.

Mirabel: une annonce qui a suscité plusieurs réactions dans la région

L’annonce, au début de la semaine dernière, de la reprise du processus de vente des dernières 748 acres expropriées en 1969 a suscité bon nombre de réactions à commencer, le jour même, par le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, chargé de ce dossier, le maire de Mirabel, Jean Bouchard, et Aéroports de Montréal (ADM), qui gère les 6 000 acres du parc aéronautique et industriel de Mirabel qui resteront sous juridiction fédérale.

D’autres intervenants et politiciens ont, en effet, tenu à commenter ce qui est considéré comme l’un des «derniers chapitres» de cette vaste expropriation de 97 000 acres, dont 91 000 acres auront finalement été retournées aux expropriés et à leurs descendants une fois que le processus de revente aura été complété.

Satisfaction et émotion

Pour un, le président de l’UPA de Sainte-Scholastique-Mirabel, Marcel Denis, qui a piloté, dès 2002, le dossier de revente des 11 000 acres amorcée en 2008, a accueilli cette annonce avec «satisfaction et émotion»

«Étant moi-même fils d’expropriés, c’est tout le bagage que je porte depuis des années, toutes les histoires qui m’ont été racontées par d’autres membres de familles expropriées qui remontent aujourd’hui. Je suis convaincu que ce gouvernement veut régler le dossier une fois pour toutes. Pour la suite, un comité sera formé pour voir comment procéder pour la répartition des terres», a déclaré M. Denis, présent à cette conférence de presse du ministre Garneau.

Des excuses?

De très nombreux expropriés et membres de leurs familles ont aussi tenu à assister à cette annonce ministérielle, dont Rita Lafond, porte-parole de longue date des expropriés de Mirabel, qui a tenu à saluer la «ténacité» de M. Denis.

Toujours très alerte, Mme Lafond espère que le gouvernement fédéral va maintenant «offrir des excuses». Face à cette requête, le ministre Garneau a tenu à s’excuser personnellement auprès de ceux qui ont souffert de cette expropriation, mais a ajouté du même souffle qu’il ne pouvait «répondre au nom du Canada».

Des efforts récompensés

Également, la députée provinciale de Mirabel, Sylvie D’Amours, également ministre des Affaires autochtones et de la région des Laurentides, s’est réjouie de cette annonce qui revêt un caractère important pour les gens concernés.

«Enfin! Il était plus que temps que le gouvernement du Canada entreprenne les procédures nécessaires pour rétrocéder ces terrains. Ce sont 50 ans d’effort et de peine qui sont en partie récompensés aujourd’hui», a-t-elle signalé dans un communiqué, saluant au passage, elle aussi, le «travail soutenu» de Marcel Denis dans ce dossier.

Sur sa page Facebook, le député fédéral de Mirabel, Simon Marcil, qui a tenté en vain, fin mars, de déposer à la Chambre des communes, à Ottawa, une motion pour que le gouvernement fédéral adresse ses excuses aux expropriés, a également bien accueilli la nouvelle.

«Je suis sincèrement heureux pour les familles d’expropriés. C’est une très bonne nouvelle», a-t-il écrit le jour même de cette annonce du ministre Garneau.

De l’opportunisme électoral

Enfin, le candidat du Parti conservateur du Canada dans la circonscription de Mirabel, François Desrochers, estime plutôt que les libéraux de Justin Trudeau ont fait preuve d’opportunisme électoral à quelques mois du prochain scrutin fédéral.

«Il est assez ironique qu’après 50 ans et quatre premiers ministres libéraux, voir Justin Trudeau toujours refuser de donner des excuses officielles. À mes yeux, c’est un manque de courage et de respect. Pourquoi a-t-il attendu trois ans et demi et la fin de son mandat pour poser un geste? Nous sommes à quatre mois du déclenchement de la prochaine élection fédérale, voilà la véritable raison», a tenu à signaler le candidat conservateur.

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