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Membre fondateur de l’ACEF: les 40 ans d'engagement d'Yves Nantel

Yves Nantel a fait partie des fondateurs de l’ACEF des Basses-Laurentides, en 1972.

Membre fondateur de l’ACEF: les 40 ans d’engagement d’Yves Nantel

C’est lors de la récente assemblée générale annuelle de l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) des Basses-Laurentides, organisme basé à Sainte-Thérèse, qu’Yves Nantel, membre fondateur, a officialisé son départ après 40 ans d’engagement au sein de l’organisme.

«Je laisse les rênes à quelqu’un d’autre. Quarante ans, c’est beaucoup, c’est le temps pour la relève de prendre sa place. J’ai planifié mon départ, je me suis retiré des comités de travail, pris moins de responsabilités dans les dernières années pour tranquillement laisser ma place et faire la transition», s’exprime, en entrevue téléphonique, l’homme qui a longtemps été président et employé de l’organisme.

Yves Nantel, depuis sa retraite, s’est retiré doucement de ses implications pour aller à son rythme. À l’âge de 70 ans, l’énergie physique n’est plus la même malgré la passion évidente dont il fait preuve lorsqu’il parle de l’ACEF et de ses dossiers.

C’est en juin 1972 qu’un groupe de citoyens de la région met en place une succursale de l’ACEF de Montréal. Dès les débuts, l’organisme se dote d’une charte qui est juridiquement reconnue en 1974, alors qu’il devient ACEF des Basses-Laurentides. «C’était l’époque des modèles centralisés forts. On est passé graduellement à une entité territoriale avec une charte officielle», commente M. Nantel.

Le dossier qui l’a marqué le plus est celui de la MIUF (mousse isolante d’urée-formaldéhyde). «Ç’a été un des moments les plus forts, le dossier le plus important pour lequel j’ai exercé mon leadership», dit-il. Ce dossier a été initié à partir de l’ACEF des Basses-Laurentides et Yves Nantel a été l’un des seuls à s’y impliquer sans avoir été une victime.

«C’est le dossier le plus mobilisant et il a eu des résultats très intéressants», explique Yves Nantel. Même si, sur le plan juridique, ils ont perdu, sur le plan politique ils ont été entendus. La MIUF a été retirée et un secrétariat d’information pour les victimes a, entre autres, été instauré.

Il souligne aussi que l’évolution de l’ACEF a plutôt été structurelle, l’organisme devenant indépendant et incluant les individus autant que les organismes parmi ses membres. Cependant, l’analyse des problèmes de consommation est restée la même.

Lors de la création de l’ACEF, on assistait au développement de la société de consommation qui s’est accentuée avec les années. «La problématique du déséquilibre est aussi grande entre les consommateurs et les mécanismes de vente. Défendre les intérêts des consommateurs est aussi pertinent aujourd’hui malgré les lois de protection du consommateur», explique-t-il.

Ce sont les défis reliés à ces situations de déséquilibre qui ont fait qu’Yves Nantel est resté aussi longtemps au sein de l’organisme, en plus des gratifications qu’il en a retirées. «Même si parfois c’est dur, j’ai eu de très grandes satisfactions qui justifient tant d’énergie dépensée de façon bénévole», termine-t-il.

 

 

 

 

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