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Mécontentement et travaux stoppés à Sainte-Marthe-sur-le-Lac

La hauteur de la future digue ne fait pas l’unanimité

Les travaux de renforcement et de rehaussement de la digue bordant le lac des Deux-Montagnes, à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, ont été stoppés la semaine dernière. Des résidants riverains de la ville manifestent leur désaccord devant la hauteur envisagée pour la structure.

Aux dires de ces riverains, la hauteur de la future digue, vu comme un mur de six pieds, les priverait des paysages du lac des Deux-Montagnes et causerait, par le fait même, une baisse de la valeur de leur propriété. Or, de l’autre côté, une poignée de citoyens ont signalé leur désaccord, en réponse, alors qu’ils sont en faveur de la construction, selon les plans actuels.

«Pour les riverains qui font des injonctions pour arrêter les travaux, sachez que vous mettez les résidents de Sainte-Marthe-sur-le-Lac dans l’inquiétude et l’incertitude pour le printemps 2020» , déplore un citoyen, membre du groupe «Entraide inondation – Oka à Saint-Eustache» .

De son côté, la mairesse de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Sonia Paulus affirme que la hauteur de cette digue n’est pas chose négociable et que les travaux devraient reprendre rapidement. La Ville a d’ailleurs pris des mesures pour une reprise de ces travaux, en faisant appel à une firme d’avocats afin d’obtenir une injonction.

Notez que ceux-ci, totalisant un investissement de 43 M$, sont d’abord financés à parts égales par les gouvernements fédéral et provincial, à une hauteur de 40 % chacun. La municipalité assume les 20 % restants.

Il est à rappeler également que le chantier a débuté le lundi 19 août dernier. Celui-ci couvre la portion située entre la 1re et la 45e Avenue.

«Aidez-moi»

Toujours à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, un citoyen de la Ville, dont le domicile est déclaré perte totale des suites des inondations du printemps dernier, affiche son mécontentement d’une façon bien originale, devant des assureurs qui refusent de verser un seul dollar de dédommagement.

Ces derniers prétendent que les dommages ont été occasionnés par une inondation. Or, selon le propriétaire de la maison, du nom de Steven Proulx, c’est le bris d’une infrastructure, soit la digue, qui en est la cause.

Le citoyen, propriétaire des lieux depuis l’hiver 2018, a couvert lui-même sa maison de graffitis, à l’aide de peinture en aérosol. Sur le revêtement extérieur de son domicile, on peut lire divers messages destinés, entre autres, aux élus et au premier ministre, François Legault.

Deux-Montagnes et Pointe-Calumet

Deux-Montagnes et Pointe-Calumet ont reçu, de la part du gouvernement du Québec, l’autorisation pour débuter les travaux afin de consolider et rehausser des digues endommagées par la crue des eaux du printemps dernier.

Cette décision signifie que le palier provincial assumera 40 % des coûts totaux pour les travaux, alors que la sphère municipale, comme c’est le cas à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, doit investir une tranche de 20 %. Il ne reste donc qu’un 40 % qui doit venir de la poche du palier fédéral, lui qui doit encore approuver sa participation financière.

En ce sens, le gouvernement du Québec a invité les municipalités à présenter leurs projets dans les meilleurs délais, aux autorités canadiennes.

Dans les trois municipalités, on souhaite voir les travaux être réalisés le plus rapidement possible, afin d’être prêts en vue du printemps prochain.

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