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Martin, Janette… et la différence

Janette Bertrand

Martin Lajeunesse

Martin, Janette… et la différence

En conférence, le 16 septembre à Sainte-Thérèse

Quand on lui donne la parole, elle la prend! Il y avait d’ailleurs un bon moment que fiston, qui prononce régulièrement des conférences sur les troubles d’apprentissage, invitait sa célèbre mère à l’accompagner sur les tribunes du Québec quand elle aurait un peu de temps. Or, il se trouve qu’elle en a. Janette Bertrand et Martin Lajeunesse causeront donc devant vous, le lundi 16 septembre, à Sainte-Thérèse.

Quand on lui donne la parole, elle la prend! Il y avait d’ailleurs un bon moment que fiston, qui prononce régulièrement des conférences sur les troubles d’apprentissage, invitait sa célèbre mère à l’accompagner sur les tribunes du Québec quand elle aurait un peu de temps. Or, il se trouve qu’elle en a. Janette Bertrand et Martin Lajeunesse causeront donc devant vous, le lundi 16 septembre, à Sainte-Thérèse.

Bien sûr, on parlera de dyslexie (un trouble de l’identification des mots écrits), d’hyperactivité et de troubles d’apprentissage, puisque c’est le lot de Martin Lajeunesse, qui n’a pas pour autant raté sa vie, mais le propos glissera autant de fois qu’il le faudra sur les relations mère-fils et, plus globalement, sur l’acceptation de la différence.

On a testé la chose une seule fois, jusqu’ici (et avec succès), de telle sorte que ce passage au Centre culturel et communautaire Thérèse de Blainville constituera une sorte de première, à l’aube d’une série de conférences qui trouveront assurément leur public.

«On va partir de l’enfance de Martin pour répondre à certaines questions. Qu’est-ce que tu fais quand tu as un enfant différent? Comment j’ai réagi, moi, après avoir eu deux filles formidables qui s’étaient élevées toutes seules, en réalisant que j’avais maintenant un fils hyperactif qui se levait à cinq heures du matin et qui voulait que je joue avec lui? » lance Janette Bertrand, au bout du fil, en révélant la prémisse de cette conférence au cours de laquelle la dyslexie et le TDAH, que l’on définit comme des troubles neurologiques, seront abordés comme des facteurs handicapants.

L’importance des compliments

Pour dire les choses autrement, Janette Bertrand n’en revenait tout simplement pas d’avoir ce fils dont elle se demandait comment il ferait sa place dans la vie, particulièrement au tournant d’une adolescence que l’auteure qualifie d’épouvantable. «Et nous raconterons comment nous sommes devenus les meilleurs amis du monde» , enchaîne-t-elle, un sourire dans la voix.

Avant d’aller plus loin, sachez que Janette Bertrand est aussi une grande dyslexique, un fait qui frappe l’imaginaire quand on sait tout ce qu’elle a fait naître de sa plume, depuis plus de 70 ans et que, encore aujourd’hui, à 94 ans, elle s’adonne quotidiennement à l’écriture. «Il faut vraiment aimer l’inconfort» , s’exclame-t-elle.

Elle en sait donc tout un pan sur la chose, ce qui lui aura été d’une grande utilité quand elle a compris ce qui arrivait à son fils. «Je lui disais que je n’avais jamais été première de classe et que j’avais quand même réussi. Je lui disais : tu es intelligent. Vas où sont tes forces. Alors, quand il avait un succès, je le couvrais de compliments» , raconte-t-elle en mesurant toute l’importance du discours parental. «Trop de parents rabaissent leurs enfants en pensant qu’ils les élèvent, en leur disant qu’ils ne sont pas assez bons» , souffle-t-elle, en suggérant que cette attitude trahit encore notre passé catholique: «L’orgueil était le plus grand des péchés. Alors, il ne fallait pas dire à son enfant qu’il était bon: il se prendrait pour un autre» . Les compliments, dira-t-elle, sont un très bon engrais.

Douceur et fermeté

«Je suis une personne déterminée et j’ai donné ça à Martin» , enchaîne Janette Bertrand qui, tout au long de son illustre carrière, s’est attaquée à toutes les formes de préjugés, prêchant l’ouverture et la tolérance, toujours sur le même ton, celui de la douceur, avec une pointe de fermeté qui semble lui faire dire: «Je ne suis pas parfaite, mais écoutez-moi, je sais de quoi je parle!»

C’est sur ce ton qu’elle compte intervenir tout au long de cette conférence, qui demeure celle de Martin, mais durant laquelle elle se permet d’intervenir quand bon lui semble, ce qui donne, dit-elle, des échanges savoureux. «On est très drôles, ensemble» , affirme la communicatrice qui invite le public à un moment tendre entre une mère et son fils, ce dernier qui réside à Sainte-Thérèse depuis plusieurs années et qui, outre les conférences qu’il prononce pour l’AQETA, a fait carrière comme formateur dans le domaine de la vente.

«Vous allez rire, vous allez peut-être pleurer, mais vous allez sourire beaucoup… et peut-être apprendre quelque chose» , suggère Janette Bertrand, en prévision de cette conférence qui sera présentée le lundi 16 septembre, à 19 h, au Centre culturel et communautaire Thérèse de Blainville, situé au 120, boulevard du Séminaire, à Sainte-Thérèse. Billets en vente sur le site [http://eventbrite.ca]. Dans la case «Je cherche» , il faut écrire le nom de Martin Lajeunesse.

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